Gilles Kraemer
déplacement et séjour personnel à Florence

Lorenzo Monaco (Sienne, ca 1370 - Florence, ca 1424), Pala Bartolini Salimbeni, ca 1420 // Lorenzo Monaco et Beato Angelico, Pala Strozzi, ca 1421-1424; ca 1430-1432 // Beato Angelico, première salle consacrée à l'église Santa Trinita, Palazzo Strozzi, Firenze, 2025. Photo: Ela Bialkowska, OKNO Studio.
L’exposition événement de l’année 2025, en Italie et planétaire indiscutablement, est celle que Florence consacra à Beato Angelico, l’un des pères du Rinascimento. Répondant à l’interrogation d’Elsa Morante qui, s’interrogeant sur Angelico, se demandait s’il avait participé à la révolution des arts durant la Renaissance. Oui. Indubitablement.
1955, exposition rétrospective Angelico au Vatican et au Museo di San Marco du peintre du premier Rinascimento florentin. Soixante-dix années plus tard, en 2025, exposition Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 ca – Rome, 18 février 1455) uniquement à Florence. Guido di Piero, devenu Fra Giovanni di Fiesole lorsqu’il prendra ses vœux en 1420, puis Angelico selon l’appellation que lui conféra Giorgio Vasari. Aujourd’hui, il est Beato par la volonté du pape Jean-Paul II, depuis le 3 octobre 1982.
S'il n'a réussi aucun miracle de son vivant, il est miraculeux d'avoir réuni aujourd'hui de chefs-d'œuvre autour de lui. Réponse en plus de 140 numéros, entre le Palazzo Storzzi et le Museo di San Marco. Peintures, dessins, miniatures, sculptures et un tapis Perse (?) du XIVème, avec des animaux stylisés, permettant une comparaison immédiate avec le tapis de la Pala di San Marco, 1438-1442.
Dialogue du Beato, en soulignant les liens avec ses prédécesseurs ou ses contemporains.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_8d1bff_strozzi-resized-20251119-142418-221629.jpg)
Lorenzo Monaco, Crocifissione sagomata tra la Vergnie e san Giovanni Evangelista dolenti, ca 1420 // Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Crocifissone sagomata tra i santi Nicola di Bari e Francesco d'Assisi, ca 1427-1430 // Pesellino, Crocifissione sagomata con i santi Girolamo, Maria Maddalena e Francesco d'Assisi, ca 1450 © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
Trois « Crucifixion modelée », dans la même salle du Palazzo Strozzi, permettent des regards entre l’intense humanité de Lorenzo Monaco Crucifixion avec la Vierge et Jean, 1420, atelier dans lequel se forma le Beato, de l’accentuation de l’expressivité de Pesellino Crucifixion avec Jérôme, Marie-Madelaine et François d’Assise, ca 1450 et la reconstitution de la Crucifixion avec Nicola di Bari et François d’Assise d’Angelico, forte valeur spirituelle, ca 1427-1430, conservée à Florence, la tête du saint d’Assise étant un prêt de Philadelphie. Regard sur Masaccio, Trittico di San Giovenale, 1422 ou deux Starnina, Madonna dell’Umiltà, ca 1405 et Polyptique du cardinal Acciaioli, ca 1406-1407.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_808f4d_strozzi-resized-20251119-161817-221954.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Trittico di Hildesheim, Cristo in pietà con gli strumenti della Passione, ca 1440-1445 © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_327c58_strozzi-resized-20251119-143943-221670.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Le Christ roi des rois, 1447-1450. Tempera et or sur panneau. 55 x 39 cm.. Livourne, cathédrale San Francesco © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
Et avec des sculpteurs tels Lorenzo Ghiberti, reliquaire des saints Proto, Giacinto et Nemesio, 1428, Michelozzo, San Giovanni Battista, ca 1450. Et Luca della Robbia, dont l’affectueux naturalisme de Madonna col Bambino, ca 1440-1445, terre cuite, est mis en relation dans la salle des Volti santi, dans un divin accord avec quatre Madone de l’Umilité avec l’Enfant d’Angelico. Dans la même salle, quatre visages du Christ en souffrance dont le Cristo come Re dei re du Beato, ca 1447-1450, attire tous les regards par son visage apocalyptique inspiré de visages flamands et romains, œuvre propice à la méditation et à la prière
Autant de prêts insignes d’importantes collections, de musées italiens et étrangers contribuent à la richesse de cette exposition.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_dc6e70_strozzi-resized-20251119-153250-221754.jpg)
attribué à Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Testa di giovane, ca 1448. Punta metallica, tocchi di penna e inchiostro lumeggiature bianche su carta preparata color ocra © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
Dont celui du roi Charles III, par l’incroyable dessin double face, ca 1448, Testa di giovane attribué à Beato Angelico sur un papier préparé ocre d’un côté et Saint Laurent distribuant des aumônes, femme avec enfant et figure masculine attribué à Benozzo Gozzoli de l’autre. Des deux mêmes, un autre double face, San Luca Evangelista pour le premier, San Matteo Evangelista pour le second. Autres dessins de cette même période romaine, sur parchemin préparé rose violet, Cristo davanti a Pilato et Crocifissione, ca 1446-1447, mains de Beato Angelico et de ses collaborateurs.
Première partie, in situ, au Museo di San Marco, institution dédiée à l’œuvre de l’Angelico.
Ce lieu, où il vécut entre 1438 et 1445, faillit disparaître en 1812 lorsque la présence française voulut le détruire pour le transformer en une place d’armes.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_bba254_strozzi-resized-20251119-111440-221389.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), San Dominico in adorazione del Crocifisso, ca 1441-1442 © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_68fd28_strozzi-resized-20251119-114546-221481.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Annunciazione, ca 1443 © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_e91f02_strozzi-resized-20251119-121209-221542.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Madonna col Bambino in trono e santi (Madonna delle ombre), ca 1443 © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
Il aurait alors fallu dire au revoir définitivement, par cet acte de bêtise, aux fresques de 1441-1442 de Saint Dominique en adoration devant le Crucifié dans le cloître et de la monumentale Crucifixion dans la salle capitulaire, aux fresques de Beato et de ses collaborateurs, 1439 et 1443, dans les 44 cellules des moines que seuls ceux-ci pouvaient contempler et qui restèrent inconnues jusqu’à la moitié du XIXème. En haut de l’escalier monumental menant aux cellules, l’iconique Annonciation, ca 1443, invitant à réciter l’Ave Maria. Plus loin, la célèbre Madonna col Bambino, entourée de saints, ca 1443, dénommée Madonna delle ombre à cause de l’effet illusionniste des ombres des chapiteaux projetées sur la paroi, renvoi à la lumière réelle provenant d’une unique fenêtre éclairant le corridor. En bas de cette fresque, Beato a figuré quatre panneaux de marbre de couleurs, un dripping ante litteram comme le souligne Marco Mozzo dans son essai consacré aux fresques du couvent de San Marco, œuvres les plus importantes issues de la fantaisie de Fra Angelico. Cette évocation du faux marbre se retrouve au recto d’une Natività et d’Orazione nell’orto, ca 1428, présentés au Museo di San Marco.

Mariotto di Nardo et collaborateurs (répertorié entre 1389/1390 et 1424), Antico Testamento, ca 1405-1410 // Beato Angelico, bibliothèque du Museo di San Marco, Firenze, 2025. Photo: Ela Bialkowska, OKNO Studio.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_ab356d_strozzi-resized-20251119-115413-221506.jpg)
Mariotto di Nardo et collaborateurs (répertorié entre 1389/1390 et 1424), Antico Testamento, ca 1405-1410 © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
La bibliothèque humaniste accueille l’activité d’enlumineur du Beato et des codex humanistes autrefois conservés dans le couvent.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_a1204b_strozzi-florence-expo-fiesole-tt-widt.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455) et Lorenzo di Credi (Florence, 1456/1460 - 1537), Pala di Fiesole, 1420-1423; 1501. Tempera e oro su tavola - Reconstitution avec la pala, les deux pilastres et les deux portraits des saints // Beato Angelico, Museo di San Marco, Firenze, 2025. Photo: Ela Bialkowska, OKNO Studio.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_cd3e29_strozzi-resized-20251119-114119-221457.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Pala di Fiesole, 1420-1423; 1501. Tempera e oro su tavolo © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
A San Marco, cette rétrospective évoque les débuts du Beato et l’atmosphère florentine dans laquelle il se forma. Sur les murs peints en bleu, couleur unique retenue pour les deux lieux de l’exposition, bleu typique du Beato, les premières œuvres du peintre dont Tebaide, ca 1415-1420, prêtant toujours à discussion pour son attribution. Fait rarissime à l’époque, Madonna col Bambino in trono e dodici angeli d’Andrea di Giusto, ca 1430, est la copie de la tempera de l’Angelico, ca 1422-1423, prêt du Städel Museum de Francfort.
La Pala di Fiesole, 1420-1423, dans sa reconstitution avec des éléments de Fiesole, new yorkais, londonien et allemand de Remagen, signe la maturité de Guido di Piero entré dans l’ordre des dominicains sous le nom de Fra Giovanni. Cette peinture d’autel sera transformée par Lorenzo di Credi, 1501, supprimant l’encadrement pour inclure les figures dans une toile rectangulaire.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_ac1f35_strozzi-resized-20251119-113555-221434.jpg)
Lorenzo Ghiberti & Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Tabernacolo dell'Arte dei Linaioli, 1432-1436. Marmo policromo, tempera oro e argento su tavola © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
Au fond de la salle, le Tabernacolo dell’Arte dei Linaioli, 1432 et 1436, dans un encadrement de marbre dessiné par Lorenzo Ghiberti auquel les bozetti préparatoires pour les peintures du Beato sont attribués. Fructueuse collaboration entre deux artistes les plus importants de l’époque, une façon pour Beato de consolider son prestige face à son ainé de 17 ans.
Au Palazzo Strozzi, dans le bruissement des ailes des anges, dans les couleurs de l’or et du précieux lapis-lazuli, dans les figures des saints, de l’Enfant, de sa Mère, l’exposition est celle d’un parcours chrono thématique en 8 sections.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_b61f7f_strozzi-resized-20251119-160752-221923.jpg)
Lorenzo Monaco & Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Pala Strozzi, circa 1421-1424; circa 1430-1432. Tempera e oro su tavola © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_d846a4_strozzi-resized-20251119-160701-221904.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Cristo deposto, ca 1432-1434. Penna e inchiostro bruno, acquarello bruno, acquarello rosso e biacca © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
Ouverture sur l’église Santa Trinita, référence artistique dans la Florence du début du Quattrocento, lieu de sépulture de la famille des Strozzi. Le banquier Palla Strozzi (1372-1462 demande, en 1430-1432, à Beato de terminer la Pala d’altare Strozzi initiée par Lorenzo Monaco, interrompue par le décès de ce dernier vers 1424 ; l’on retrouve le commanditaire dans le personnage tenant les clous et la couronne d’épines de cette scène de la Déposition. Palla Storzzi ne verra pas longtemps cette peinture, condamné à l'exil à l'initiative de son rival politique Cosimo de' Medici en 1434. Venu du Fitzwilliam, un dessin du Beato reprend la figure du Christ mort déposé de la croix de cette tempera et or sur bois; Michela Young, dans sa notice, y voit non un bozzetto mais une œuvre réalisée plus tard, certainement une commande pour une méditation privée.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_306dc5_strozzi-detal.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), Pala della compagnia di San Francesco in Santa Croce, 1428-1429 (détail). Tempara, oro e argento su tavola © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
Nouveau langage figuratif dans la Florence du premier Quattrocento. Figuration du Giudizio universale, ca 1425-1428, imprégnée de la lecture de la Cité de Dieu de Saint Augustin. Reconstitution de la Pala della compagnia di San Francesco, 1428-1429, avec les prédelles venant de trois autres institutions ; les visages de la Madone et de l’Enfant ayant été choisis comme visuel de cette rétrospective. Pour cette exposition, d’une façon fabuleuse, sept tableaux d’autel ont été reconstitués avec leurs éléments dispersés dans de nombreux musées hors Italie.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_4478de_strozzi-resized-20251119-160538-221885.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), reconstitution de la Pala di San Marco, 1438-1442. Tempera e oro su tavola © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
Une place importante est consacrée au couvent et à l’église de San Marco, dont le développement fut porté par Cosimo Medici il Vecchio. Ce dernier et son frère Lorenzo commissionnèrent au Beato la monumentale Pala di San Marco, 1438-1442, remontée exceptionnellement avec 17 sur ses 18 panneaux connus dont les prédelles autour de la vie des saints Cosme et Damien.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_e885aa_strozzi-resized-20251119-154053-221803.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455), reconstitution de la Pala di Perugia, ca 1437-1443. Tempera e oro su tavola © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
Place aux grandes commandes pour le prestige de grandes familles dans la commande de tableaux d’autel, manifestations visibles de leur dévotion et de leur puissance dans la cité. L’Annonciation, chez Giovanni di Paolo et Filippo Lippi, est l’un des thèmes les plus développés. La grande Pala di Perugia du Beato, ca 1437-1443, tempera et or sur bois, voit ses trois prédelles autour de la vie de Saint Nicolas de Bari réunies.
La période romaine à la cour papale, de 1445 à 1455, avec un retour à Florence entre 1450 et 1452 en qualité de prieur de San Domenico di Fiesole, appelé par le pape Eugène IV – connaissant le peintre pour avoir vu ses œuvres à San Marco - puis au service de Nicolas V.
Il travailla aussi pour le théologien cardinal Juan de Torquemada, théologien dominicain, dont une Crucifixion avec la Vierge, saint Jean et le cardinal priant agenouillé, ca 1453-1455.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_f80e9a_strozzi-resized-20251119-152419-221715.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455) & Alesso Baldovinetti, Scene della vita di Cristo dall'Armadio degli Argenti, ca 1450-1452 © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.

Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455) © Le Curieux des arts Gilles Kraemer.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_658ecd_strozzi-38004-001.jpg)
Fra Giovanni da Fiesole, detto Beato Angelico (Vicchio di Mugello, 1395 circa – Roma, 18 février 1455) et collaborateurs, Adorazione dei Magi, ca 1441-1443. Museo di San Marco, dormitorio, cella 39 © DR
L’exposition se clôt par l’évocation de la famille des Médicis. Particulièrement à Cosimo il Vecchio qui disposait d'une cellule à San Marco; pour lui, Beato et ses collaborateurs imaginèrent la fresque de l'Adorazione dei Magi.
Pour Cosimo de’ Medici il Vechhio et son fils Piero il Gottoso, Angelico a réalisé des œuvres d’une valeur symbolique telle la Pala pour le couvent franciscain di Bosco ai Frati avec la représentation des saints patrons des Médicis : Cosme et Damien ou de dévotion tel l’Armadio degli Argenti à Santissima Annunziata, 1450-1452, trente-sept scènes consacrées à la vie du Christ.
Quelles ont été les meilleures expositions de l'année 2025 en Italie ? https://www.finestresullarte.info/fr/focus-sur-l-actualite/les-meilleures-expositions-de-2025-selon-plus-de-100-experts-voici-le-classement
Selon le jury du magazine en ligne Finestre Sull'Arte, l’exposition Lucio Fontana apparaît en quatrième position parmi les expositions d’art ancien et moderne en 2025. https://www.lecurieuxdesarts.fr/2026/01/le-crocodile-en-ceramique-de-lucio-fontana-peggy-guggenheim-collection-venise.html
Alors que Caravaggio n'est qu'en 7ème position https://www.lecurieuxdesarts.fr/2025/05/caravage-entre-lumiere-et-obscurite-caravaggio-tra-luce-e-oscurita-palazzo-barberini-rome.html et en 14ème positon I Farnese nella Roma del Cinquecento. Origines et fortune d’une collection https://www.lecurieuxdesarts.fr/2025/10/la-galerie-des-carrache-au-palais-farnese-se-devoile-au-musee-du-louvre-la-galleria-farnese-e-i-carracci-entre-paris-et-rome.htm
La troisième est Simone Cantarini. Un jeune maître entre Pesaro, Bologne et Rome à Urbino, palazzo Ducale https://www.lecurieuxdesarts.fr/2025/07/simone-cantarini-un-giovane-maestro-tra-pesaro-bologna-e-roma-galleria-nazionale-delle-marche-palazzo-ducale-di-urbino.html
La seconde est la très confidentielle Pietro Bellotti et la peinture du XVIIe siècle à Venise. Étonnement, réalité, énigme à l’Accademia de Venise https://www.lecurieuxdesarts.fr/2025/12/epoustouflante-re-naissance-de-pietro-bellotti-l-enigmatique-peintre-du-17emeèmèm-pietro-bellotti-e-la-pittura-del-seicento-gallerie-dell-accademia-venise.html
Et indiscutablement, en première position, Beato Angelico à Florence, Palazzo Strozzi et Museo Nazionale di San Marco. https://www.lecurieuxdesarts.fr/2026/01/beato-angelico-en-gloire-a-florence-palazzo-strozzi-et-museo-di-san-marco-firenze.html
Beato Angelico
26 septembre 2025 - 25 janvier 2026
Palazzo Strozzi et Museo di San Marco – Florence - Firenze
Exposition organisée par la Fondazione Palazzo Strozzi, la Direzione regionale Musei nazionali Toscana et le Museo di San Marco
Un conseil : visiter le matin San Marco puisque cette institution n'est ouverte que dans la matinée puis l'après-midi, Strozzi. Les deux institutions se trouvent à 15 minutes en taxi l'une de l'autre.
https://www.palazzostrozzi.org/en/archivio/exhibitions/angelico/
https://www.imuseidifirenze.it/museo-di-san-marco/#orari
Commissariat de Carl Brandon Strehlke, commissaire émérite du Philadelphia Museum of Art et de Stefano Casciu, directeur régional des Musei nazionali del Ministero della Cultura et Angelo Tartuferi, ancien directeur du Museo di San Marco, Firenze
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_eb7af4_strozzi-5463249-300dpi-rgb-scaled.jpg)
Catalogue. Textes de Carl Brandon Strehlke, Stefano Casciu, Marco Mozzo Angelo Tartuferi. Et d’Angelo Tartuferi; Michela Young; Neville Rowley; Cecilia Frosinini; Ludovica Sebregondi; Machtelt Brüggen Israëls; Serena Nocentini; Gerardo de Simone; Ada Labriola; Allie Terry-Fritsch - Reconstitution graphique de la chapelle Strozzi dans la sagrestia di Santa Trinita e de sept pale d’altare démembrées et reconstituées pour l’exposition de Beato Angelico : San Pietro Martire et Pala di Fiesole, exposées au Museo di San Marco. Retable Strozzi, Couronnement de la Vierge, Retable de la Compagnie de Saint-François à Santa Croce, Retable de Saint-Marc et Retable de Pérouse à Strozzi. - 340 pages. Prix 80 € (service de presse, ringraziamento a L. R., Ufficio stampa della Fondazione Palazzo Strozzi)
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_05969d_strozzi-9791254633113-0-0-536-0-75.jpg)
Beato Angelico. Restauri per una mostra, sous la direction de Ludovica Sebregondi, édité par Marsilio Arte, interventions autour de 28 œuvres présentées à Strozzi et San Marco.
/image%2F0858828%2F20260109%2Fob_c99588_strozzi-resized-20251119-141404-221588.jpg)