Gilles Kraemer (déplacement et séjour personnel en Avignon)
Une nuit de 1951, il y eut un prince d’Avignon, dans la Cour d’honneur du palais des Papes. Le prince de Hombourg. Gérard Philipe.
Avignon a un nouveau prince, depuis cet été 2025 : Jean-Michel Othoniel (1964), émerveillant de ses Fantômes de l’amour, le palais des Papes et 9 autres lieux de la ville dans le Cosmos de ses constellations artistiques.
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Encore quelques jours de septembre, dans la Cour, pour Midnight Souls, sa monumentale installation imaginée pour le spectacle éponyme - les deux premiers soirs d’août - de sa consœur de l’académie des Beaux-Arts la chorégraphe Carolyne Carlson assistée de Sara Orselli et des danseurs Hugo Marchand et Caroline Osmont de l’Opéra national de Paris, accompagnés de Juha Marsalo de la Carolyn Carlson Company. Musiques de René Aubry et Philip Glass. Création mondiale de ce spectacle que l’on espèrerait remonter en un autre lieu…
Pour cet endroit hors norme face au mythique Mur, plus de 10 000 briques en inox et en verre métamorphosaient l’architecture de la Cour, dessinant un paysage de trois immenses sculptures de briques aux formes fantomatiques. (1)
Faisant oublier la 79ème édition du Festival d’Avignon à la programmation très chaotique de Tiago Rodrigues, ouverte dans la Cour par Nôt de Marlène Monteiro Freias, d’un ennui abyssal.
Comme guide des Fantômes, tel un carnet de dessins à glisser dans la poche de sa veste, l’ouvrage de Colin Lemoine illustré d’aquarelles d’Othoniel, « avec l’Amour pour voûte céleste » dans l’investissement des « lieux cardinaux de la ville pontificale ».
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Jean-Michel Othoniel, chapelle Sainte-Claire © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Avignon, été 2025.
La chapelle Sainte-Claire, aujourd’hui Théâtre des Halles et l’un des lieux du off avignonnais. C’est ici que Pétrarque vit pour la première fois, le 6 du mois d’avril 1327 Laure de Noves. « Cette apparition, car il s’agit de cela, au sens biblique, déclencha des décasyllabes, peut-être les plus beaux de la littérature occidentale, du feu, de la passion, des pleurs… ». Comme trace, signe, « du carmin, un gigantesque cœur de verre rouge de Murano, confisqué derrière une grille d’or ». Colin Lemoine appelle à la rescousse jusqu’à Proust et Albertine dans ce « brasier de l’amour fou et de la tangente folle du désir. »
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Jean-Michel Othoniel, Herbier merveilleux © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, museum Requiem, Avignon, été 2025.
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Jean-Michel Othoniel, Passiflora, 2025. Fonte d'aluminium, feuille d'or, verre de Murano © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, museum Requiem, Avignon, été 2025.
Le museum Requiem, du nom de son fondateur Esprit Requien (1788-1851) passionné de sciences naturelles, de beaux-arts et bibliophile averti. Il donna ses collections à la Fondation Calvet pour les offrir à ses concitoyens. Ses collections d’histoire naturelle - couvrant la géologie, la zoologie et la botanique - furent rassemblées en l’hôtel de Raphaélis de Soissans dans les années 1940.
Accueillant dans sa salle aux murs peints spécialement en garance les fleurs d’Othoniel – Passiflore et Garance en fonte d’aluminium et de verre de Murano -, convoquant religion et poésie, « qu’elles soient de la Passion ou du Mal, qu’elles soient roses ou passiflores ». « Des maquettes et des dessins préparatoires dévoilent les premières pensées et pollinisent des idées… ». Quatre-vingt planches enluminées de son Herbier merveilleux, accompagné de son texte dévoilant l’histoire et la symbolique de chacune des plantes.
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Jean-Michel Othoniel © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, musée Calvet, Avignon, été 2025.
A côté de cette institution-Kunstkammer ignorée des festivaliers, comme tous les musées de la ville – bien que gratuits -, le musée Calvet, tirant son nom d’un autre Esprit – « prénom au parfum de ciel et d’absolu » -, celui d’Esprit Calvet (1728-1810), médecin, professeur d’anatomie, collectionneur avignonnais qui légua sa collection à la ville. Musée de collectionneurs-donateurs dont Marcel Puech (1908-2001). Que son précieux miroir napolitain, qu’il offrit, une merveille d’émail blanc, ivoire et corail, fin du XVIe siècle, est étrangement présentée ! (2)
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Jean-Michel Othoniel © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, musée Calvet, été 2025. « Le lotus révèle la douceur de l’air, la pulsation de la lumière et des propriétés de l’espace » entre cour d’accueil, cour intérieure ombragée d’immenses platanes, dans la salle gypserie ou dans la grande galerie des sculptures. Dans la grande galerie face à Hercule et Omphale du romain Ludovico Gimignani (1643-1697) circa 1668-1669.
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Jean-Michel Othoniel © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, musée lapidaire, Avignon, été 2025. L’ancienne chapelle du collège des Jésuites et ses antiques dans laquelle se rencontrent Grèce hellénistique et Rome impériale. Lieu scandé de « totems minimalistes roses et verts déployant une abstraction sensuelle. »
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Jean-Michel Othoniel © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, musée lapidaire, Avignon, été 2025. « Obélisques de verre sulfurisé, glissées dans des niches » de la façade de ce joyau baroque d’Étienne Martellange »…. ange cela ne s’invente pas…
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Jean-Michel Othoniel © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, musée lapidaire, Avignon, été 2025. « Au cœur de la nef trône un parallélépipède de briques ambre […] Precious Stonewall […] paré de colliers semblables à des ex-voto ». Tels des gardiens stellaires.
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Jean-Michel Othoniel © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, musée lapidaire, Avignon, été 2025.
« Prière poignante, la stèle cycladique de Prothymos coiffait la tombe vide du marin, disparu en mer […] ce cénotaphe éperdu est aujourd’hui ennobli par une cristallisation de verre. ».
Monument au mort de l’époque hellénistique, IIe-Ier siècle avant Jésus Christ. Un jeune homme nu, de profil, assis sur un rocher, à côté de la proue d’un navire, se lamentant de ne pas avoir de tombeau. Au-dessus de lui, Ulysse, attaché au mât de son navire, brave le chant des Sirènes, sous le pinceau de Nicolas Mignard (1606-1668), ca 1638.
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Jean-Michel Othoniel © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, musée lapidaire, Avignon, été 2025.
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Jean-Michel Othoniel © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Collection Lambert, Avignon, été 2025.
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Jen-Michel Othoniel, Invisibility Face, 2015, obsidienne et bois de marronnier dans la salle de Sol LeWitt, 1987, encre sur mur Wall Drawing #538 © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Collection Lambert, Avignon, été 2025.
« Cet art de la conversation dessine, entre les lignes, un éloge de la pureté et sacre un minimalisme sensuel, loin de sa froideur réputée ».
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Jean-Michel Othoniel & Sol LeWitt, Irregulare Form, 1998 © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Collection Lambert, Avignon, été 2025. « en proposant une généalogie inattendue. / De la filiation. »
Face à face entre 14 artistes et lui.
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Jean-Michel Othoniel , PSW face à Brice Marden, 1973, Mur chez Lambert, triptyque © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Collection Lambert, Avignon, été 2025.
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Astrolabe de Jean-Michel Othoniel, place du Palais © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Avignon, été 2025. « Comme un astre ébloui. Soleil implacable, autoritaire. / Héliocentrisme des songes. »
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Jean-Michel Othoniel, Astrolabe © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, place du palais des Papes, Avignon, été 2025. « Sur l’ample place, un astrolabe, offert à l’espace public, / fait office de flambeau. »
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Jean-Michel Othoniel © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Petit Palais – Louvre en Avignon, Avignon, été 2025.
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La Vierge de majesté avec l’Enfant et six anges d’Allegretto Nuzi (ca 1365-1370) © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Petit Palais – Louvre en Avignon, Avignon, été 2025.
Traverser un jardin éphémère d’une année voulue par la maire, 16 arbres dans des pots, un plan d’eau. 350 000 €. Pour arriver à l’un des plus secrets musée de la ville, celui du Petit Palais, aujourd’hui dénommé musée du Petit Palais – Louvre en Avignon. Il aura fallu, en avril 2024, la signature d’une nouvelle convention de partenariat renforcé voulue par Laurence des Cars, Présidente-directrice du Louvre avec la ville des papes pour remettre en valeur le dépôt exceptionnel et sans équivalent en France, opéré en 1976 par le département des Peintures du Louvre au Petit Palais. Fabuleuse collection des « fonds d’or », ces tempera et or des primitifs italiens de la mythique collection du marquis Campana. Décision voulue, il y a 49 ans, par Michel Laclotte, ancien Président-directeur du musée du Louvre.
Jean-Michel Othoniel y a disposé ses Auréoles, ses « cercles de verre et constellés d’or », « cet or, cette ombre – fastueuse – au tableau » dans ses relations avec « les nimbes dorées illuminant le visage des saints et des saintes [et des anges et de la Vierge et du Christ] traces sempiternellement tangibles de l’extase mystique ».
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Saint Léonard et Saint Jacques de Agnolo (1466-1513) et Donnino di Domenico del Mazziere (1460-après 1515) dit Mazzieri.© photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Petit Palais – Louvre en Avignon, Avignon, été 2025.
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Liberale da Vernona, (ca 1545 - 1528 ou 1529), Christ à la colonne © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Petit Palais – Louvre en Avignon, Avignon, été 2025. A nous de juxtaposer visuellement ses auréoles à celles des figurants des peintures. La Vierge de majesté avec l’Enfant et six anges d’Allegretto Nuzi (ca 1365-1370), le saint abbé du Maître de l’Assomption de la Madeleine, la Maestà avec les donateurs Paci du Maître de 1310, le Retable de saint Jérôme de Zanobi Strozzi (1412-1468), le Christ à la colonne, dans des soupçons de maniérisme de Liberale da Verona (ca 1445-1528), l’étonnant Saint Léonard et Saint Jacques de Agnolo (1466-1513) et Donnino di Domenico del Mazziere (1460-après 1515) dit Mazzieri.
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© photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Petit Palais – Louvre en Avignon, Avignon, été 2025. Dans le triptyque de Bonifacio Bembo (actif entre 1447 et 1477), dépôt de la Fondation Calvet, il a inséré dans le panneau central manquant une Auréole de verre entièrement recouverte d’or. Une merveille de justesse illuminant la Nativité, le Couronnement de la Vierge, saint François et sainte Claire.
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Cimabue, Dérision du Christ © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Petit Palais – Louvre en Avignon, Avignon, été 2025.
La Dérision du Christ de Cimabue, un des trésors du Louvre. Cette peinture, sur bois de peuplier, l’une des plus inventives de Cimabue (Florence, vers 1240 - Pise ?, 1301/ 1302) met en scène le moment où le Christ, les yeux bandés, est frappé par ses assaillants qui l’interpellent : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? ». Conçue pour émouvoir, cette œuvre appartenait à un diptyque dont deux autres panneaux sont aujourd’hui conservés, la Petite Maestà (Londres, National Gallery) et La Flagellation du Christ (New York, Frick Collection). Elle est présentée au Petit Palais (5 juin-19 octobre 2025).
Le pont saint Bénezet, cette « passerelle blessée » avec sa Porte des navigateurs, sa Croix en verre rouge de Murano et sa Croix des bateliers en métal doré et verre.
Les bains Pommer, bains publics qui fonctionnèrent jusqu’en 1972, aujourd’hui musée. Quatorze cabines faïencées dans lesquelles il a placé « des fontaines dorées, de briques de verre et de perles précieuses [qui] libèrent un parfum entêtant et une eau incessante, cette eau qui soigne et console, qui rit de tenir éloignées la maladie et la mort. ».
En 2021, Tigres et vautours de Yan Pei-Ming s’installait dans l’immense vaisseau de 52 mètres de long et 20 mètres de hauteur de la grande chapelle. En 2023, Éva Jospin investissait différents espaces du palais comme en 2024 MissTic. Pour 2025, Othoniel investie presque toutes les salles du parcours et le jardin.
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Jean-Michel Othoniel, palais des Papes © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Avignon, été 2025. Et in Arcadia ego, « Le tombeau de l’amour ». « Dans le bleu du sol [de la chapelle saint-Jean], une excavation de briques or […] Ce tapis d’absence porte la trace indélébile du corps adorés. ». Sous les fresques de Matteo Giovanetti (1346 à 1348).
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Jean-Michel Othoniel, palais des Papes © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Avignon, été 2025. « Un tombeau éclairé de briques miroir, dont le bleu royal répond au lapis-lazuli des peintures diaprées de Mattéo Giovanetti (ca 1300-1368) ».
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Jean-Michel Othoniel, palais des Papes, la grande trésorerie pour le Nœud de Lacan © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Avignon, été 2025. « Insondable nœud où s’entremêlent des désirs et où s’emmêlent le réel, le symbolique, l’imaginaire ».
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Jean-Michel Othoniel, palais des Papes, des nuées de perles dans la chambre de parement © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Avignon, été 2025. « douze sculptures comme autant de nœuds énigmatiques figurant les signes du zodiaque ». « Douze sculptures comme les douze syllabes d’un alexandrin voluptueux ».
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Jean-Michel Othoniel, palais des Papes, le gigantesque lasso autoporté et miroitant dans la salle du trésor bas © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Avignon, été 2025. « Comme le désir, le nœud monte, puis se défait ».
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Jean-Michel Othoniel, palais des Papes, l’écrin de verdure de la chambre du pape scandé d’oiseaux et d’écureuils © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Avignon, été 2025. « Dans l’âtre pontifical, le liseron n’est pas une cendre mais une braise inextinguible, comme échappée de la peinture afin d’envahir irrémédiablement la chambre amoureuse. »
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Jean-Michel Othoniel, palais des Papes, la grande chapelle © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Avignon, été 2025. « Au sol, une jonchée de briques bleues configure une voie lactée ou une mer tempétueuse...».
(1) Midnight Souls http://www.othoniel.fr/fr/othoniel/actualites/face-obscurite-othoniel-saint-etienne
(2) https://www.institutcalvet.fr/sites/default/files/2023-04/donateurs.pdf
Les phrases de Colin Lemoine sont extraites du livre-guide, découverte de la planète Othoniel avignonnaise : OTHONIEL COSMOS ou Les fantômes de l’Amour. Colin Lemoine, aquarelles de Jean-Michel Othoniel. 120 pages. Mise en page subtilement pensée, toucher du papier aquarelle, comme le carnet de dessins d’un artiste. Éditions Actes Sud. Prix 28,90 € (en service de presse)
Dans l’attente du catalogue OTHONIEL COSMOS ou les Fantômes de l’Amour, 352 pages. Sortie à l’automne 2025 aux Éditions Actes Sud, comme de nombreux ouvrages consacrés à Othoniel édités par cette maison arlésienne.
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Jean-Michel Othoniel, palais des Papes, la chambre des festins © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Avignon, été 2025.
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OTHONIEL COSMOS ou Les fantômes de l’Amour
28 juin 2025 – 4 janvier 2026
exposition dans 10 espaces d’Avignon
http://www.othoniel.fr/fr/othoniel/actualites
https://avignon2025.fr/evenement/exposition-cosmos-othoniel-ou-les-fantomes-de-lamour/
Musée Calvet, aux nombreuses salles fermées pour manque de personnel, impossible de voir les salles Mignard cet été 2025. Ce n’est que difficilement que l’on retrouvera Guitare et chapeau d’Édouard Manet (1862), grande nature morte concentrant admirablement l’hispanophilie du peintre ; un improbable raccrochage l’a perdu sur une cimaise de peintures à touche-touche.
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Italie, Naples, fin du XVIe siècle. Miroir en bronze doré, émail blanc, corail et ivoire. Donation Marcel Puech à la Fondation Calvet, 1986 © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, musée Calvet, Avignon, été 2025.