Gilles Kraemer
Déplacement et séjour personnel à Rome
Après le succès de l’exposition Caravaggio 2025 - 450 000 visiteurs en 137 jours - les Gallerie Nazionali di Arte Antica, Palazzo Barberini réitèreront-elles pareil triomphe à la subtile Bernini e i Barberini ?
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© Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026, conférence de presse.
« La construction d’un mythe dans ce dialogue Barberini & Bernini dans cette exposition Bernini e i Barberini. ». Ainsi Thomas Clement Salomon directeur des Gallerie Nazionali di Arte Antica Barberini Corsini présentait cette exposition coïncidant avec le 400ème anniversaire de la consécration de la nouvelle Basilica di San Pietro (1626), un des instants les plus importants du Baroque romain auquel Bernini prit part.
A ses côtés, lors de cette conférence de presse, la présence remarquée de Massimo Osanna, directeur général de la Direction des musées nationaux précisant l’importance de cette exposition dans ce musée national, construisant des liens avec d’autres institutions internationales pour l’admiration de tant de chefs-d’œuvre réunis.
Une exposition historique, déjà l’événement de l’année (?), pouvant être désignée comme l’une des plus importantes de l'année italienne 2026 lorsque le jury du magazine en ligne Finestre Sull'Arte se réunira. En 2025, Caravaggio 2025 n'était arrivé qu'en 7ème position battu par Beato Angelici au Palazzo Strozzi.
Indiscutablement cette exposition romaine est La quadrature du cercle, un ravissement pour un proustien Bergotte dans l’irradiance éblouissante des bronzes et des marbres de Gian Lorenzo Bernini.
Pour l’adéquation parfaite entre les rapports de Bernini (Naples, 1598 – 1680, Rome), la famille des Barberini – ça rime -, plus spécialement Maffeo Barberini (Florence, 1568 – 1644, Rome), élu en 1623 pontife sous le nom d’Urbano VIII, et l’art du Seicento, la gouverne des commissaires Andrea Bacchi et Maurizia Cicconi sous le regard bienveillant de l’heureux directeur Thomas Clement Salomon.
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Première section Appropriòsselo tutto come suo». Maffeo ‘scopritore’ di Bernini © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
En mars 2023, ici même, L’immagine sovranna. Urbano VIII e i Barberini, pour le 400ème anniversaire de l’élection de Maffeo au siège pontifical, fut la somptueuse démonstration de ce pontificat, le plus long du Seicento (1623-1644) et de la position de la famille Barberini. Célébration dans la justesse du commissariat de Maurizia Cicconi, Flaminia Gennari Santori & Sebastian Schütze, de l’action politique, du pouvoir pontifical, de la pensée philosophique, du savoir scientifique, de la politique artistique, du mécénat et… le népotisme famillial.
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Gian Lorenzo Bernini, San Lorenzo, 1616-1617 circa. Marmo, 66 × 108 cm.. Firenze, Gallerie degli Uffizi // San Sebastiano, 1617. Marmo, 98 × 42 cm. Collezione privata // Gian Lorenzo Bernini (attribuito)?, San Sebastiano, 1617-1618. Marmo, 132,5 × 46 × 31,5 cm.. Jouy-en-Josas (Yvelines), chiesa di San Martino © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
Dans cette dernière exposition, San Sebastiano (1617), mais sous la forme d’une reproduction à l’échelle 1 :1 en résine, était présenté ainsi que le bronze du buste d’Urbano VIII (fonte de 1656-1658 ordonnée par le cardinal-neveu Antonio Barberini.
San Sebastiano, commande de Maffeo Barberini souligne la co-commissaire Maurizia Cicconi, dans ce naturalisme de ce sculpteur de 19 ans sur lequel le cardinal pariait largement sur le génie, façon aussi de démontrer que l’Urbs était le modèle absolu dans les arts.
Février 2020, au Rijks Museum, ce saint « fléché », exposition Caravaggio Bernini. Early Baroque in Roma, était encore en dépôt au Museo Nacional Thyssen-Bornemisza – Madrid. Pour Rome, il est là, vibrant sous son marbre – à l’honneur sur la première et la quatrième du conséquent catalogue et sur les affiches ; serait-ce un signe d'intérêt de l’Etat italien entraîné soudainement dans la propension à racheter les trésors italiens. Songeons à Ecce Homo d’Antonello da Messina acquis 12,5 millions d'€ en février 2026 -.
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Gian Lorenzo Bernini, San Sebastiano, 1617. Marmo, 98 × 42 cm. Collezione privata // Gian Lorenzo Bernini (attribuito)? (Napoli, 1598 – Roma, 1680), San Sebastiano, 1617-1618. Marmo, 132,5 × 46 × 31,5 cm.. Jouy-en-Josas (Yvelines), chiesa di San Martino © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
A Rome, à sa gauche San Lorenzo supplicié sur les charbons ardents (1616/1617), commande de Leone Strozzi à un Gian Lorenzo de 18 ans, déjà indépendant de l’atelier de son père Pietro. À sa droite une autre représentation du soldat romain San Sebastiano (1617-1618) présenté ici comme attribué, prêt de l’église Saint-Martin à Jouy-en-Josas ; dans sa longue notice argumentée et pertinente dans le catalogue Maichol Clemente, spécialiste de la sculpture à Venise aux XVIIe et XVIIIe, propose de le redonner au jeune Bernini déjà éloigné de l’influence giron paternelle.
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Pietro Bernini (Sesto Fiorentino, 1562 - Roma, 1629) , Adamo, Eva e il serpente, 1620-1622 ca. Marmo, 187 × 72 × 59 cm.. Le Mans, musée de Tessé (in deposito da Parigi, musée du Louvre) © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
De son géniteur Pietro Bernini, la première salle présente Andromeda (1615-1616), Adamo, Eva e il serpente (1620-1622) Et des œuvres à quatre mains père-fils : les Quattro Stagioni (1619-1620) commande de Leone Strozzi et le Putto sul drago (1616-1617).
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© Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026, conférence de presse.
Fortunato, fortunata, une stupéfiante et merveilleuse exposition sur les rapports entre le sculpteur et la famille Barberini, soulignait Thomas Clement Salomon lors de la conférence de presse dans la fabuleuse salle, sous le plafond du Triomphe de la divine Providence de Pietro da Cortona (1632 – 1639), célébrant sur 600 m² la famille Barberini dans cette composition saisissante commandée par Urbano VIII, ses rapports spécialement avec son mécène Maffeo devenu Urbano VIII, ajoutant que cette exposition sort du Palazzo Barberini pour aller jusqu’à San Pietro.
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Gian Lorenzo Bernini, Baldacchino di San Pietro © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, San Pietro, janvier 2025. https://barberinicorsini.org/evento/bernini-e-i-barberini-nella-basilica-di-san-pietro/
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Baldacchino di San Pietro, armoiries des Barberini © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, San Pietro, janvier 2025. Au cœur de la basilique, la manifestation- propagande du pouvoir des Barberini. Le Baldaquin (1626-1633) a été restauré pour le Jubilé 2025
Pour le co-commissaire Andrea Bacchi comme une affirmation de la magnificence de l’église de Pierre avec ce baldaquin – à la gloire des Barberini avec la présence des abeilles sur les colonnes torsadées, la présence du blason de famille - , une affirmation de la primauté de Rome. Et une vision papale du pouvoir des images fortes. Bernini n’avait que 25 ans.
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Seconde section de l’exposition. Non plus ultra»: la nuova San Pietro © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, San Pietro, janvier 2025.
Chanceux Bernini. « Gran fortuna è la vostra, ò Cavaliere, di veder Papa il Cardinale Maffeo Barberini, mà assai maggiore à la vostra, che il Cavalier Bernino viva nel nostro Pontificato » l’accueillit ainsi Urbano VIII, en 1623, accédant au siège de Pierre, celui qui sera son protecteur pendant son long pontificat de 21 années.
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Gian Lorenzo avait déjà sculpté les portraits de ses deux prédécesseurs. Paolo V (1621), pontife de 1605 à janvier 1621, portrait funèbre commandé par le cardinal-neveu Scipione Borghese puis fonte en bronze (1621-1622) – les deux bustes sont présentés -. Puis Gregorio XV (1621-1622), pontificat fugace de février 1621 à 1623, portrait commandé par le cardinal-neveu Ludovico Ludovisi. © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
Alessandro Ludovisi devenu Gregorio XV, les Scuderie del Quirinale (octobre 2024 – janvier 2025) l’avaient mis à l’honneur avec l’exposition Guercino. L’era Ludovisi a Roma.
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Gian Lorenzo Bernini / Giuliano Finelli (Carrara, 1602 - Roma, 1653) Busto di Antonio Barberini il Vecchio, 1627-1628 ca. Marmo, altezza 65 cm; 80 cm (con peduccio). Roma, Galleria Nazionale di Arte Antica, Palazzo Barberini // Busto di monsignor Francesco Barberini, 1623-1627 ca. Marmo, 80,01 × 65,88 × 25,72 cm (con peduccio). Washington D.C., National Gallery of Art // Busto di Camilla Barbadori, 1619. Marmo, 77 × 54 cm.. Copenaghen, Statens Museum for Kunst © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
Bustes à la gloire de la famille des Barberini sous la gradine de Gian Lorenzo. Camilla Barbadori (1619) la mère – le buste du père a été perdu -. L’oncle Francesco Barberini qui éleva le jeune Maffeo, orphelin de père à l’âge de 3 ans. L’aïeul Antonio Barberini il Vecchio.
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Francesco Mochi (Montevarchi, 1580 – Roma, 1654), Busto di Carlo Barberini, 1623 ca. Marmo, 82 × 77 cm.. Milano, collezione G & R Etro // Statua equestre di Carlo Barberini, 1630 ca. Bronzo, legno di noce, 58 × 53 × 28 cm; altezza 91 cm. (con base). Gallerie Nazionali di Arte Antica, Palazzo Barberini, Roma // Busto di Carlo Barberini, circa 1630. Marmo; senza la base 84 × 80 × 36 cm.. Roma, Museo di Roma, Palazzo Braschi © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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Francesco Mochi, Statuette équestre de Carlo Barberini, ca 1630. Bronze pour la statue, noyer pour le piédestal. Héritiers Barberini // Gian Lorenzo Bernini, Buste d'Urbain VIII, 1656-1658. Bronze. Collection privée © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Rome, Gallerie Barberini, mostra L’immagine sovrena. Urbano VIII e i Barberini, avril 2023.
Sous la main de Francesco Mochi, le double portrait de son frère Carlo Barberini vers 1623 et vers 1630. Et merveille, la fonte de la Statua equestre di Carlo Barberini (ca 1630) que l’État italien s’empressa d’acquérir auprès des Barberini en 2024 après qu’elle ait été présentée, d’une façon très stratégique, ici même, en mars 2023, pour l’exposition L’immagine sovranna. Urbano VIII e i Barberini.
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Gian Lorenzo Bernini, Busto di Urbano VIII, 1640-1644 . Bronzo, altezza 132 cm.. Spoleto, Museo Diocesano © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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Gian Lorenzo Bernini, Bustes d'Urbano VIII © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
Dans la salle centrale, ronde stupéfiante de sept bustes du titulaire du siège de Pierre. Urbano VIII en 1630/1631, alliance du porphyre pour le vêtement, tête en bronze, alliance née dans la Florence grande ducale, rappel de la grandeur impériale de la Rome des César. Marbre de 1633. Bronze de 1640-1644. Bronze de 1643. Marbre de 1640/1643. Bronze de 1630 pour le modèle, fonte de 1655/1656, version collection privée, version Musée du Louvre, version Blenheim Palace Heritage Foundation.
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Gian Lorenzo Bernini, Faccia grottesca, 1630 ca. Sanguigna su carta, 197 × 202 mm.. Düsseldorf, Museum Kunstpalast, Stiftung der Kunstakademie © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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Gian Lorenzo Bernini, Elefante obeliscoforo, 1632 circa o 1658. Terracotta, 59,5 × 54,5 × 27 cm.. Collezione privata © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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Alessandro Algardi (Bologna, 1595 - Roma, 1654), Busto ritratto del cardinale Antonio Santacroce, 1630-1640 ca. Marmo, altezza 110 cm.. Collezione privata // Guido Reni (Bologna, 1575-1642), Maddalena penitente, 1631-1632 ca. Olio su tela, 234 × 151 cm.. Roma, Galleria Nazionale di Arte Antica, Palazzo Barberini© Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
Consacrée au Palazzo Barberini : un capolavoro corale, cet édifice au plan en H, façade ouest ouverte sur la ville, symbole de la puissance des deux neveux du pape Taddeo et Francesco, siège de la présente exposition, est un merveilleux exemple de l’architecture baroque servie par l’alliance de Bernini (dont les poignées de porte en forme de deux serpents entremêlés), Francesco Borromini (dont l’escalier colimaçon) et Pietro di Cortona. Avec un regard sur le divin peintre Guido Reni.
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Escalier carré pensé par Carlo Maderno, réalisé par Borromini © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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Escalier colimaçon pensé par Maderno, dessiné par Borromini, réalisé par Bernini © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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Giuliano Finelli (Torano, oggi Carrara, 1601 – Roma, 1653) [élève de Bernini ], Busto di Michelangelo Buonarroti il Giovane, 1630. Marmo, altezza 87 cm.. Firenze, Casa Buonarroti © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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à droite, Buste de Michel Magnan (1633/1634), nain de Charles de Blanchefort, seigneur de Créquy, duc de Lesdiguièes, ambassadeur auprès du Saint Siège par François Duquesnoy (Bruxelles, 1597 - Livorno, 1643). Ex-collection Barberini jusqu'en 1976. Rome, Gallerie Nazionali di Arte Antica, Palazzo Barberini © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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Gian Lorenzo Bernini, 1680, Busto di Costanza Piccolomini Bonarelli, 1636-1637 circa. Marmo, 74,5 × 64,2 cm.. Firenze, Museo Nazionale del Bargello © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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Gian Lorenzo Bernini, Busto di Costanza Piccolomini Bonarelli, 1636-1637 circa. Marmo, 74,5 × 64,2 cm.. Firenze, Museo Nazionale del Bargello // Autoritratto in età giovanile, 1623 circa. Olio su tela, 39 × 31 cm.. Roma, Galleria Borghese // Ritratto di Urbano VIII, 1631 circa. Olio su tela, 70 × 65 cm.. Roma, Gallerie Nazionali di Arte Antica, Palazzo Barberini © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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Maurizia Cicconi © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
La dernière salle dévoile, sous les regards du portrait d’Urbano VIII à 63 ans et de son Autoportrait à 25 ans, la part d’ombre de l’homme et de l’artiste avec le marbre des années 1636-1637 de Costanza Piccolomini Bonarelli (ca 1614-1662) qu’il sculpta de sa propre initiative, sans aucune commande. Épouse de Matteo Bonarelli, l’un des sculpteurs de Bernini, elle fut un temps sa maîtresse, histoire qui tourna au tragique lorsqu’il découvrit que son frère cadet Luigi était également son amant. Scandale lorsqu’on sut qu’il fit défigurer sa maitresse et qu’il avait voulu tuer son frère. Amours furieuses que pardonna son puissant protecteur, le pontife absolvant cet « homme rare, génie sublime et né par disposition divine et pour la gloire de Rome d’apporter la lumière à son siècle. ».
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Gian Lorenzo Bernini, Busto di Thomas Baker, 1637-1638 ca. Marmo, 82,5 × 72 cm.. Londra, Victoria and Albert Museum © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
Rapports de bienveillance mais aussi de force entre ces deux hommes face au buste de buste de Thomas Baker (1637-1638 ca), commandé par cet anglais et pour lequel Gian Lorenzo n’avait pas sollicité l’autorisation du pontife qui lui demanda d’interrompre immédiatement cette commande. Virtuosité technique dans le détail du col en dentelle vénitienne et le flou de l’importante chevelure de ce personnage sur de lui, tournant la tête.
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Gian Lorenzo Bernini, Ritratto di giovane, 1629-1630 circa. Olio su tela, 45,5 × 28,8 cm.. Collezione privata // Ritratto di giovane, 1627 circa. Olio su tela, 67,7 × 50 cm.. Città del Vaticano, Musei Vaticani, Pinacoteca Vaticana, inv. 42409 // I santi Andrea e Tommaso apostoli, 1627. Olio su tela, 61,5 × 85,4 cm.. Londra, The National Gallery // Andrea Sacchi (Nettuno, 1599 – Roma, 1661), I santi Antonio abate e Francesco d’Assisi, 1627. Olio su tela, 61 × 78 cm.. Londra, The National Gallery © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, février 2026.
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Andrea Bacchi © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, Palazzo Barberini, conférence de presse février 2026.
Ouvrons les paris. Saint Sébastien du Bernin, qui appartint à cette famille pontificale, puis collection privée, largement médiatisé, sera-t-il l'une des prochaines acquisitions de l’État italien ? Comme le furent le Portrait de Maffeo Barberini par Caravaggio et le bronze de Francesco Mochi la Statue équestre di Carlo Barberini ?
Bernini e i Barberini
12 febbraio – 14 giugno 2026
Gallerie Nazionali di Arte Antica - Palazzo Barberini
avec la collaboration de Fabbrica di San Pietro in Vaticano
Commissariat d’Andrea Bacchi et de Maurizia Cicconi
https://barberinicorsini.org/evento/i-bernini-a-santa-maria-maggiore-il-genio-tra-arte-e-fede/
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Catalogue indispensable. Essais d’Andrea Bacchi ; Alberto Capitanucci et Vitale Zanchetti ; Maurizia Cicconi ; Tomaso Montanari ; Karen J. Lloyd ; Joseph Connors ; Evonne Levy ; Stefano Pierguidi ; Louise Rice ; Sergio Taddei et Beatrice Tomei. 400 pages. 300 illustrations. Publication Allemendi. 39 €, service de presse.
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Gian Lorenzo Bernini, Buste de Gabriele Fonseca [médecin d’Innocenzo X (Pamphily)], 1668/1675 © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, février 2026, Cappella Fonseca in San Lorenzo in Lucina. https://www.lovatti.eu/SLorenzo.htm
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Giulio Cartari (1642-1699), Isabella Cardoso Gomez [épouse de Gabriele Fonseca], 1586 circa-1668 © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, février 2026, Cappella Fonseca in San Lorenzo in Lucina. https://artepiu.info/bernini-busto-fonseca-san-lorenzo-in-lucina/
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Monument élevé par René de Chateaubriant à la gloire de Nicolas Poussin, inhumé à San Lorenzo in Lucina © Gilles Kraemer Le Curieux des arts, Rome, février 2026, San Lorenzo in Lucina. Monument érigé en 1828, Chateaubriant étant ambassadeur d'octobre 1828 à mai 1829.
Déjeuner dans les jardins du palais, endroit très secret,. https://www.lecurieuxdesarts.fr/2025/03/rome-ou-dejeuner-apres-avoir-visite-l-exposition-caravaggio-2025-au-palazzo-barberini-dove-pranzare-dopo-aver-visitato-la-mostra-caravaggio-2025-palazzo-barberini.html