Gilles Kraemer
À l’occasion du 60e anniversaire de la disparition de l’artiste, La Poste émet en janvier 2026, dans sa série artistique un timbre illustré d’une œuvre emblématique d’Alberto Giacometti (1901-1966) Homme traversant une place par un matin de soleil (1950),
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Les bordures de la feuille sont illustrées d’œuvres d’Alberto Giacometti comme la Lampe modèle "tête" vers 1933-1934, Grande femme I, 1960, ou Le couple, 1926….. / création Pierre Albuisson d'après photo Christie's / Artothek / La Collection, Homme traversant une place par un matin de soleil - 1950 © Succession Alberto Giacometti / Adagp, Paris 2026. Gravure Sarah Lazarevic. Contour de feuille : création Pierre Albuisson. Lampe modèle "tête" vers 1933-1934, Grande femme I, 1960, Le couple, 1926, L'objet invisible, 1934-1935, Lampadaire modèle "à godets", vers 1933-1934, Femme qui marche I, 1932, Tête de jeune fille avec une tresse (Ida), 1926, d'après © Succession Alberto Giacometti / Adagp, Paris 2026.
Portrait… Des silhouettes allongées, des corps mais aussi des bustes et des visages dans l’espace infini, espace mental autant que physique, espace que peuvent délimiter des lignes mais qu’habitent surtout ces personnages. Les figures s’offrent d’abord à la perception, épurées, quasi minimales, ramenées à une ligne, à un dessin. Ces œuvres absorbent leur entourage tant est attirante la matière, marquée du geste, et où le temps se condense, s’arrête, comme si le regard avait pénétré l’essence d’une pure apparence. © La Poste – Antoine Vigne-Tous droits réservés
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Les bordures de la feuille sont illustrées d’œuvres d’Alberto Giacometti comme la Lampe modèle "tête" vers 1933-1934, Grande femme I, 1960, ou Le couple, 1926….. / Création Pierre Albuisson d'après photo Christie's / Artothek / La Collection, Homme traversant une place par un matin de soleil - 1950 © Succession Alberto Giacometti / Adagp, Paris 2026. Gravure Sarah Lazarevic. Contour de feuille : création Pierre Albuisson. Lampe modèle "tête" vers 1933-1934, Grande femme I, 1960, Le couple, 1926, L'objet invisible, 1934-1935, Lampadaire modèle "à godets", vers 1933-1934, Femme qui marche I, 1932, Tête de jeune fille avec une tresse (Ida), 1926, d'après © Succession Alberto Giacometti / Adagp, Paris 2026.
Impression : taille-douce / Format du timbre : 40.85 x 52 mm. / Présentation : 9 timbres à la feuille / Tirage : 610 200 exemplaires / Valeur faciale : 3,10 € Lettre Verte 100g / Conception graphique timbre à date : Pierre Albuisson
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Vue de la salle de l’Homme qui marche. Fondation Giacometti © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, juillet 2020, visite presse.
En mémoire, L’Homme qui marche du 04 juillet au 29 novembre 2020, exposition à l'Institut Giacometti.
https://www.lecurieuxdesarts.fr/2020/08/alberto-giacometti-l-eternel-marcheur-dans-la-ville-iii.html
A cette occasion, l’UNESCO n’avait pas consenti le prêt de l’Homme qui marche à la Fondation Giacometti. Devant " le coût des conditions de prêt hors des usages et prohibitives exigées " pour l’Homme qui marche I (1960) de la part de cette institution internationale, dirigée par Audrey Azoulay, conseillère culturelle du président de la République François Hollande de septembre 2014 à février 2016, puis ministre de la Culture et de la Communication de 2016 à 2017, cette statue ne figura pas à l’exposition de l'Institut Giacometti.
Contactée, Catherine Grenier, directrice de la Fondation Giacometti et présidente de l’Institut Giacometti, nous avait apporté les précisions sur ce refus incompréhensible de prêt.
Pour la première (et sans doute dernière) fois, toutes les sculptures de l’Homme qui marche étaient réunies ensemble au sein de l’Institut Giacometti. L’Homme qui marche, plus qu’un chef-d’œuvre, est une icône de l’art du XXè siècle. Avec ce motif emblématique, Giacometti a réussi à concentrer la puissance évocatrice de son œuvre et à incarner l’aspiration la plus puissante de son époque : humaniser le monde, l’histoire et l’art.
Pour la première fois, furent exposés les différents modèles de l’Homme qui marche grandeur nature créés par l’artiste, ainsi que la plupart des variations sculptées et dessinées sur ce thème. Furent ainsi présents, de façon exceptionnelle, le premier Homme qui marche grandeur nature de 1947 et l’Homme qui marche I, II et III (1960) de la Fondation Giacometti. Cette exposition majeure retraçait la généalogie du motif, depuis la Femme qui marche de la période surréaliste jusqu’aux icônes créées en 1959-60. Accompagnée de nombreux documents et dessins inédits, l’exposition racontait l’histoire de cette œuvre célèbre de Diego Giacometti. - Commissaire Catherine Grenier & commissaire associé Thierry Pautot
Du 6 février au 24 mai 2026, l’Institut Giacometti présente l’artiste pakistano-américaine Huma Bhabha (Karachi, 1962), face à l’œuvre d’Alberto Giacometti. Conçue spécifiquement pour l’Institut Giacometti, l’exposition révèle leur commune recherche d'une représentation entre force et faiblesse de la figure humaine. Deux figures debout créées par Huma Bhabha pour l’exposition, des têtes, des sculptures à l’apparence de fragments corporels, des dessins et des photographies se confrontent aux icônes d'Alberto Giacometti que sont l’Homme qui marche (1960), la Jambe (1958), les Femmes de Venise (1956) ou la Grande Tête (1960). L’humour, caustique, noir, grinçant, traverse l’exposition - commissariat Emilie Bouvard -, dont le titre est extrait d’un quatrain du poète persan Omar Khayyam (1048-1131) Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d’une idole avant que tes articulations se détachent…
Huma Bhabha / Alberto Giacometti - Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d’une idole avant que tes articulations se détachent… - Institut Giacometti, Paris, du 6 février au 24 mai 2026.