Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

LE CURIEUX DES ARTS

LE CURIEUX DES ARTS

Curieux des arts, observateur de l'actualité artistique. Focus sur l'Italie. Exposition. Musée. Opéra. Théâtre. Musique. Festival. Livre. Biennale. Salon. Marché de l'art. Entretien.


Fashion week à Montauban : Ingres & la mode

Publié par Gilles Kraemer sur 3 Octobre 2026, 22:53pm

Catégories : #Art de vivre - Lifestyle, #Entretien à 210 km-h, #Expositions France, #Italie, #Rome

Gilles Kraemer

Séjour personnel à Montauban

In situ exposition Ingres & la mode, musée Ingres Bourdelle © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Robe en mousseline brodée, vers 1805. Mousseline de coton blanche, broderies blanches (fil de coton blanc réalisées au point lancé, disposées en semis, et représentant un motif de plumes incurvées. Collection Le Paon de Soie  //  Robe de fillette, vers 1810. Percale de coton blanche, broderies blanches au point de nœud. Collection Le Paon de Soie  //  Robe de fillette, vers 1825-1830. Percale de coton blanche, motifs de fleurs en broderies blanches avec travail de jours. Collection Le Paon de Soie © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

   Un coup de dé (de couturière) jamais n’abolira le hasard. Peintre, dessinateur, Ingres excelle le portrait, qu'il soit celui d'une sainte -Jeanne d'Arc-, d'un Orléans ou d'une duchesse. Fermer les yeux et les rouvrir et penser que le portraituré n’est plus immobile mais en mouvement, caresser de l’œil le rendu des étoffes. 

Compagnie de danse historique Paris qui danse © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

« Tant de pureté et d’exactitude dans un pli de gilet et de redingote », s’exclame Théophile Gautier devant le portrait de Louis-François Bertin, dit Bertin l’Aîné par Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), présenté au Salon de 1833.

Louis François Cabanes (Toulouse, 1867-Paris, 1947), Portrait de Monsieur Bertin, copie d’après le tableau de Jean-Auguste-Dominique Ingres conservé au Louvre, vers 1897. Huile sur toile. H. 114 ; L. 92 cm.. Montauban, musée Ingres Bourdelle  //  Jean-Auguste-Dominique Ingres. Étude pour le Portrait de Monsieur Bertin : Bertin debout accoudé à un meuble, 1832. Pierre noire, crayon graphite (carreau). H. 37,6 ; L. 26,7 cm.. Montauban, musée Ingres Bourdelle © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

   La grande renonciation. Florence Viguier-Dutheuil, co-commissaire, ajoutant « La pose saisissante du fondateur du Journal des Débats, assis et comme prêt à se lever […] ne fut pas immédiatement trouvée par Ingres qui avait pensé, dans un premier temps – comme le montre le dessin préparatoire du musée Ingres Bourdelle –, représenter le journaliste debout, dans une attitude à la fois plus élégante mais aussi beaucoup plus conventionnelle. […] portrait, qui a fini par représenter le type même du grand bourgeois parisien sous la monarchie de Juillet. Doigts crochus, tête décoiffée, gilet d’où s’échappe sa montre, l’on ressent l’intensité d’une discussion. Représentation de cette « nouvelle tendance influencée par l’anglomanie, consistant à refuser toute parure, ostentation et couleur à la gent masculine » et que le psychanalyste John Carl Flügel qualifiera de « grande renonciation ». Beau qualificatif que ces hommes se drapant dans le noir où Léon Bonnat - grand collectionneur d’Ingres dont la Baigneuse (1807) sera l'aimant autour duquel s'ordonnera l’exposition Baigneuses. Au-delà d’Ingres, mars-août 2027 au musée Bonnat-Helleu - peintre du « Who’s Who de la IIIe République » excellera.

Alexandra Bosc & Florence Viguier-Dutheil présentant la reproduction photographique du Portrait de la baronne Betty de Rothschild © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Une des œuvres, que cette peinture et ce dessin préparatoire de Bertin, parmi les 250 numéros de cette éblouissante exposition Ingres & la mode, portée par un catalogue qui est plus qu’un catalogue dans le rare plaisir savouré de sa lecture. Exposition que Florence Viguier-Dutheuil et Alexandra Bosc consacrent à l’un des maîtres incontestés de l’école française du XIXe siècle. Comme elles le soulignent, le rapport spécifique du montalbanais à la mode n’avait jamais fait l’objet d’une exposition à part entière dans cette lecture renouvelée de son œuvre.  « Elle est née de la conviction que la mode n’est pas aux yeux d’Ingres un simple décor annexe, mais constitue une clé essentielle pour comprendre son projet artistique, et singulièrement sa manière de figurer le corps de ses modèles ». Florence Viguier-Dutheil, ajoutant à son essai consacré aux deux épouses à la mode d’Ingres : « Exceptionnelle acuité d’observation et regard porté aux effets plastiques des atours de la mode et de la confection ».

Victor Laisné, Portrait d’Ingres, 1853. Photographie positive sur papier salé, d’après un négatif sur verre au collodion, H. 20,4 ; L. 17,3 cm.. Paris, Bibliothèque nationale de France © Bibliothèque nationale de France

La structure du vêtement et de la façon de le porter, de s'y mouvoir parlent à ce petit-fils d’un tailleur et d’un maître perruquier qui épousera en premières noces Madeleine Chapelle (1782-1849). Mariage le 4 décembre 1813 à Rome avec cette modiste de Guéret en Creuse, union arrangée par Adèle de Lauréal, la cousine de celle-ci. Elle se révèlera heureuse durant trente-six années, traversée d’une promesse de maternité qui ne s’accomplira pas. Trop longtemps exposé aux caresses du soleil et de la lune - dans les années 1970, il était présenté en permanence dans une des salles du premier étage du musée de Guéret - le crayon graphite trop trop fragile de 1830 la représentant ne peut plus être prêté. Institution creusoise fermée depuis … 2019, déjà un septennat.

In situ exposition Ingres & la mode, musée Ingres Bourdelle, la cimaise Madeleine Chapelle © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Madame J.-A.-D. Ingres, née Madeleine Chapelle, ca 1814. Huile sur toile, H. 70 ; L. 57 cm.. Sammlung Emil Bührle, Kunsthaus Zürich  //  Jean-Pierre Cortot (Paris, 1787-Paris, 1843). Buste de Madeleine Ingres, née Chapelle, vers 1815. Marbre. H. 48,5 ; L. 21 ; P. 20 cm.. Montauban, musée Ingres Bourdelle

Instant intime capté par Jean Alaux en 1818, le ravissant Atelier d’Ingres à Rome, via Gregoriana. Lui et son violon, Madeleine l’observant. Elle a posé sur la commode sa capote et son châle, sans doute en cachemire (duvet de chèvre). © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Quelques temps après le décès de Madeleine, Ingres, épouse en avril 1852, Delphine Ramel (1808-1887)1, qui lui avait été présentée par ses amis les Marcotte. Trente ans séparaient ce couple qui fut très heureux durant les quinze années restant à vivre à l’artiste. Le fantastique cabinet des dessins du musée Bonnat-Helleu - dont très dynamique et jeune directeur Barthélemy Etchegoyen Glama a redynamisé cette institution en quelques semaines – s’est montré très généreux dans ses prêts de belles feuilles provenant de l’iconique collection Léon Bonnat pour cette exposition. Ici, le crayon graphite et aquarelle, de l’année de l’union – la représente élégamment vêtue d’un châle de cachemire.

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Madame Rivière, 1805. Huile sur toile, H. 116,5 ; L. 81,7 cm.. Paris, musée du Louvre //  Philibert Rivière, 1805. Huile sur toile, H. 116,5 ; L. 89 cm.. Paris, musée du Louvre © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Philibert Rivière, 1805 (détail). Huile sur toile, H. 116,5 ; L. 89 cm.. Paris, musée du Louvre © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Madame Rivière, 1805 (détail). Huile sur toile, H. 116,5 ; L. 81,7 cm.. Paris, musée du Louvre © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Ce châle de cachemire, étoffe produite aux Indes, objet de toutes les monstrations, rare, désirable. Fierté de ce symbole de la réussite sociale ostentatoire, en 1805 madame Philibert Rivière, née Blot de Beauregard, en portait admirablement la sinueuse arabesque. Elle avait 32 ans. Cadeau somptueux de son mari, le bel Philibert, 39 ans, - la clé de montre en cornaline et une bague sertie d’un imposant camée dans sa représentation d’une austérité de bon ton – homme de goût même hors du foyer conjugal, souhaitant échanger les coups de canif de ses incartades portés au contrat de mariage contre le présent généreux de cette étoffe. Porter aussi ouvertement l’infamie de son époux connue de tous, quel choix et quelle bravade dans son portrait que l’artiste présenta au Salon de 1805 ! Il fallait oser affirmer face au tout Paris de l'Empire naissant l'abandon marital. racheté par un tissu

 

 

 

 

 

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Portrait de Madame de Senonnes, 1814. Huile sur toile, H. 106 ; L. 84 cm.. Nantes, musée d’Arts © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026  

 

Ce cachemire est plus discret chez Marie Marcoz, future de Senonnes (1814), portrait sensuel que le vêtement révèle dans la fine guimpe laissant deviner par transparence sa gorge, autant qu’il la dissimule – l’on sent l’étude du corps nu avant de le vêtir -. Avec le faux pas, loin de la discrétion et de la retenue, une faute de goût avec cette monstration de trop nombreuses bagues, 13, rattrapé par les pierres cornalines répondant au velours grenat de la robe. Une affirmation, pour les sachants, du statut social de cette jeune femme alors maîtresse du vicomte de Senonnes. Tout juste 22 ans, elle n'est pas encore La femme de trente ans, cet âge fatal pour une femme selon Honoré de Balzac où elle prend un amant après s'être mariée trop jeune sur un coup de folie avec Victor d'Aiglemont. Prestige de l'uniforme

  Revenge dress. La mode, la façon de s’habiller, de se présenter aux yeux du monde, d’interpeller, ces deux femmes en maîtrisaient tous les codes. Un billard à trois bandes, dans un rappel de la « revenge dress » de la princesse de Galles, cette « petite robe noire » qui marqua les esprits, courte, dévoilant les épaules, accessoirisée d’une traîne arachnéenne et d’un collier choker à trois rangs de perles et énorme saphir. Robe mise aux enchères chez Sotheby's à New York le 9 décembre 2026, portée en juin 1994 pour assister à un événement londonien. Quelques jours auparavant, le prince Charles avouait publiquement son infidélité. Subtile manipulation.

Jean-Auguste-Dominique Ingres. Étude pour le portrait de la princesse Albert de Broglie, ca 1853. Crayon de pierre noire sur papier mis au carreau. H. 30 ; L. 15,9 cm..  Ex-collection Bonna. Musée Bonnat Helleu © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Cette étude servit à préparer le portrait de la princesse de Broglie peint par Ingres en 1853 (New York, Metropolitan Museum of Art). Étonnant dessin préparatoire étudiant la posture simple et spontanée de la princesse, mais sans sa robe, ainsi mise à nue par l’entremise d’un modèle qui lui a prêté son corps le temps d’une séance de pose ! Ce dessin fut racheté par ses descendants craignant qu’on puisse reconnaitre leur aïeule sur cette feuille alors qu'un modèle lui a prêté son corps le temps d'une séance de pose. Le peintre partait toujours de dessins du corps dénudé, technique davidienne .

Jean-Auguste-Dominique Ingres. Portrait de la baronne de Rothschild, 1848. (reproduction photographique. Huile sur toile. H. 142 ; L. 101 cm. Collection particulière  //  Cindy Sherman (Glen Ridge, 1954), Sans titre # 204, 1989. Photographie, tirage chromogène couleur. H. 152 ; L. 112 cm.. © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Album leporello (plié en accordéon) d’échantillons de soieries façonnées, 1852-1870  //  Jean-François Persoz (Cortaillod, 1805-Paris, 1868), Traité théorique et pratique de l’impression des tissus, vol. IV, Paris, Victor Masson, 1846  // Commnade de couleurs   © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Étude pour Le Portrait de la baronne Betty de Rothschild (son buste), ca 1844. Crayon graphite et sanguine sur papier vélin, mis au carreau. H. 38,6 ; L. 25,7 cm.. Bayonne, musée Bonnat Helleu © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Vêtements avec les froissures et les faux plis des commanditaires, habits portés dans la vie quotidienne et marqués des traces d’usage personnel. Exception de la robe du Portrait de la baronne (James) de Rothschild, (1841-1848) le peintre changeant la teinte, de bleu à cerise par pure décision esthétique, œuvre transmise, de génération en génération, à l’aîné de la fratrie. Peinture que Betty - elle avait épousé son oncle -, consciente de son succès, fera photographier en 1859 par Disderi, inventeur du portrait photographique-carte de visite.

La reproduction grandeur nature de cette huile iconique d’Ingres – dont Pierre Assouline romança l’histoire, de la rue Laffitte à l’hôtel Lambert Le portrait - est mise en rapport avec une photographie de Cindy Sherman, Sans titre # 204, celle-ci se mettant en scène, revêtue d’une fastueuse robe rose, re-visitation critique du tableau ingresque.

Compagnie de danse historique Paris qui danse © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Sébastien Passot (costumier). Robe du soir en deux parties, d’après celle portée par Madame Moitessier dans son portrait par Ingres. Taffetas de soie, impression pigmentaire d’un motif de fleurs imitant la technique de l’imprimé sur chaîne. Garnitures d’effilés de soie © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Dans son second portrait peint par Ingres Madame Moitessier porte une opulente robe à crinoline, coupée dans une soie d’inspiration néo-XVIIIe, très à la mode sous le Second Empire. L’huile de Madame Moitessier (1856), de The National Gallery – demande de prêt restée sans réponse - s’évoque par la prouesse du costumier Sébastien Passot réinventant, pour cette exposition, la robe du soir en deux parties, d’après celle portée par celle-ci.

 

 

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Portrait de Madame Marcotte de Sainte-Marie, 1826.  Huile sur toile. H. 93 ; L. 74 cm.. Paris, musée du Louvre © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026.

« Mme de Sainte Marie avait de grands yeux ronds, des yeux de myope, le nez fort et la bouche charnue ; Ingres n’a point trahi la nature, car il l’a rendue telle quelle », disait de ce portrait le biographe du peintre, Henry Lapauze. Elégance de sa toilette, coiffure très sophistiquée, motifs sinueux et parallèles du col d’organza placés au centre de la toile, posture alanguie du modèle.

Françoise Petrovitch dans sa réinterpétation, d’après Jean-Auguste-Dominique Ingres, du Portrait de Madame Marcotte de Sainte-Marie  © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

in situ, Françoise Petrovitch d’après Jean-Auguste-Dominique Ingres, Portrait de Madame Marcotte de Sainte-Marie © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, Montauban, été 2026

Ingres & la mode

3 juillet au 8 novembre 2026 

Musée Ingres Bourdelle -  Montauban

Avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre & du musée des Arts décoratifs

https://collections.museeingresbourdelle.com/fr/

Commissariat Florence Viguier-Dutheil, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du musée Ingres Bourdelle & Alexandra Bosc, conservatrice en chef du patrimoine, directrice adjointe des collections et de la recherche de Paris Musées

Catalogue dans le plaisir d'une lecture comme celle de romans de Balzac ou de Stendhal. Essais de Thibault Billoir, Alexandra Bosc, Adrien Chombart de Lauwe, Côme Fabre, Marie-Laure Gutton, Catherine Join-Diéterle, Mathieu Rousset-Perrier, Marie-Anne Sarda, Susan L. Siegfried, Gabrielle H. Smith et Florence Viguier-Dutheil. 392 pages. Excellente maison d’éditions LIENART. Prix 39 €.

Exposition reconnue d’intérêt national par l’État, ministère de la Culture.

Egalement Françoise Pétrovitch et Hervé Plumet, Mémoires vives - Installation vidéo et sonore, 8 mn

3 juillet 2026 à mai 2027

https://museeingresbourdelle.com/exposition-francoise-petrovitch

Hôtel non loin, le Mercure, pour l’excellence de son petit-déjeuner, face à la cathédrale toujours fermée depuis le 25 novembre 2020…..

L’on frise le ridicule de cette histoire qui n’est plus risible, l'enferment du Vœux de Louis XIII d'Ingres… Grâce à la ténacité de Florence Viguier Dutheil, ce Vœux est enfin visible au musée depuis le 19 mars 2025. Une véritable exfiltration depuis la cathédrale? fermée à double tour? qui devrait inspirer un roman pour un membre de l’Académie des beaux-arts, Adrien Goetz, tellement fan du peintre de Montauban qu'il a souhaité, dans la réédition de Mes musées en liberté. 120 promenades artistiques en France placer, en première de couverture, la Baigneuse du musée Bonnat-Helleu. 

 https://www.lecurieuxdesarts.fr/2025/01/invisible-de-tous-depuis-50-mois-le-voeu-de-louis-xiii-d-ingres-reapparait-enfin-montauban-musee-ingres-bourdelle.html 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents