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Publié par Gilles Kraemer

Gilles Kraemer (d’après le communiqué de presse).   

L'arte è vita e la vita è, anche, arte   #laculturanonsiferma   #iorestoacasa

 

Les Prix de Dessin Pierre David-Weill pour l’année 2020 ont été attribués à Atam Rasho (premier prix, 8 000 €), Jérôme Minard (deuxième prix, 4 000 €) et Baya Sadou (troisième prix, 2 000 €). Une mention a été décernée au duo d’artistes Martinet & Texereau.

 

L'exposition des lauréats et mentions ainsi que des finalistes aurait dû se tenir au Pavillon Comtesse de Caen du Palais de l’Institut de France. La situation actuelle a conduit l’Académie des beaux-arts à présenter cette exposition des lauréats, mentions et finalistes sur son site internet : https://www.academiedesbeauxarts.fr/exposition-du-prix-de-dessin-pierre-david-weill-2020  

Les dessins de vingt-trois finalistes, sélectionnés par le jury afin de participer à cette exposition, sont également présentés sur le site : Kajika Aki Ferrazzini, César Bardoux, Julie Béasse, Blanche Berthelier, Agathe Bokanowski, Jérémie Cosimi, Antoine Gaillard, Timothée Gruel, Yuchi Hao, Justine Joly, Thomas Julliot-Decker, Simon Lamouret, Jun Ho Lee, Rémi Moustard, Jean-Baptiste Née, Maxime Parodi, Manon Pellan, Léopold Poyet, Solène Rigou (1), Félix Rodriguez-Sol, Emmanuelle Rosso, Amélie Scotta, Fabien Yvon.

Atam Rasho, Création. 41 x 29,7 cm.. Plume et encre de Chine sur papier DR l’artiste.

Créé en 1971 par Pierre David-Weill, membre de l’Académie des beaux-arts, activement soutenu depuis plus de quarante ans par son fils Michel David-Weill, lui-même membre de l’Académie, le Prix de Dessin Pierre David-Weill - Académie des beaux-arts encourage la pratique du dessin, geste fondamental de la création artistique, auprès des nouvelles générations d’artistes.

Le jury était composé cette année de Jean Anguera et Brigitte Terziev, Philippe Garel, Pierre Collin, Erik Desmazières et Astrid de La Forest, membres des sections de sculpture, peinture et gravure de l’Académie des beaux-arts.

Atam Rasho DR l’artiste.

Né en 1985 à Senlis, Atam Rasho est franco-arménien. Ce n’est qu’à l’âge de vingt ans qu’il commence le dessin en suivant des cours du soir. Il intègre la classe préparatoire de l’Atelier de Sèvres, à Paris puis rejoint l’École des Métiers du Cinéma d’Animation d’Angoulême dont il sort diplômé en 2013. Il a travaillé pour différentes productions d’animations dont notamment la série Les Aventuriers de L’Art Moderne. En 2016, il commence la réalisation d’un court-métrage personnel, Voix des Soupirs, adaptée du Livre de Lamentation de Saint Grégoire de Narek, recueil de poèmes mystiques du Xe siècle, que les Arméniens vénèrent comme un trésor ; ce court-métrage est sorti en 2019. Il aime faire interagir son travail de dessinateur et de cinéaste d’animation en jouant sur le contraste, alternant des plans animés et des fixes avec des dessins très fouillés, comme contraste. Son travail " tente de retisser les liens entre réel et spirituel, entre l’Homme et ce qui le dépasse ".

Jérôme Minard, Des voix lourdes et distantes, 2019. 75 x 55 cm.. Encres sur papier. DR l’artiste.

Jérôme Minard (1983) vit et travaille à Lille. Son travail propose une immersion au sein de territoires fragiles et instables. Le végétal et l’organique se confondent à travers des terres hostiles et disséminées hors de toute mémoire. La matière surinvestit l‘espace afin de manifester le conflit entre l’écho d’une époque connue et sa mutation incertaine, la résistance de l‘une au recouvrement par l’autre. Les dessins, réalisés à l’encre et au rotring, composent des paysages en proie à des processus énigmatiques. Il s’agit de créer des images aux phénomènes multiples dans un monde animé par sa recomposition et au sentiment de mystère lié à sa découverte. Les formes semblent percer le monde physique, échappant à toute tentative de contrôle par leur débordement imprévisible.

Depuis 2008, ses dessins sont publiés dans différentes revues artistiques et scientifiques. La galerie parisienne "nomade" Mariska Hammoudi lui consacre sa première exposition personnelle en 2017. Une exposition est prévue à Reims, à la galerie La Réserve, en mai-juin 2020. Plusieurs de ses illustrations sons sont à paraître au sein d’un recueil de nouvelles fantastiques (Collection « Les hallucinés », éditions marseillaises du Typhon).

Baya Sadou, Autoportrait à l’hôpital. 25 x 34 cm.. Craie DR l’artiste.

Née en 1997 dans le Morbihan, Baya Sadou est actuellement étudiante en Master Arts Visuels pour le journalisme à l’École européenne supérieure d’art de Bretagne. Ses dessins témoignent des questionnements qui l’ont traversée lorsqu’elle a appris qu’elle était atteinte d’un cancer durant l’été 2018. Elle a participé à plusieurs expositions collectives dont une à la Médiathèque de Lorient en 2017, une seconde en 2018 à la Galerie du Faouëdic dans le cadre de l’exposition d’Arthur Aillaud, à Lorient. Cette année, elle exposera à la 3e éditions du Festival du journal intime, à Saint-Gildas-de-Rhuys (Morbihan) prévu en juin.

Martinet & Texereau, Passage 8, 2019. 60 x 50 cm.. Mine graphite DR l’artiste.

(Pauline) Martinet (née en 1987) & (Zoé) Texereau (née en 1987) est un collectif de deux artistes diplômées de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2010. Elles travaillent depuis 2008 à l’élaboration d’une écriture commune, orientée essentiellement vers le dessin à la mine graphite sur papier. Leur travail est une sauvegarde, une tentative de distanciation vis-à-vis d’objets insignifiants mais qui n’en sont pas moins marquants de souvenirs plus ou moins prégnants. Leur regard porté sur le quotidien sait également s’attarder sur l’habitat et les espaces communs. Dans leurs travaux récents, Martinet & Texereau dressent un inventaire de volumes et de recoins d’immeubles avec leurs halls, dallages, plinthes et portes fermées où le temps semble s’être figé. Elles vivent et travaillent à Paris.

L’exposition des lauréats et mention aura lieu dans le courant de l’année 2020 au Pavillon Comtesse de Caen de l’Institut de France (27, quai de Conti, Paris 6ème). Les vingt-trois autres candidats finalistes participeront à cette exposition.

La situation actuelle a conduit l’Académie des beaux-arts à présenter cette exposition des lauréats, mentions et finalistes sur son site internet www.academiedesbeauxarts.fr 

Parmi les finalistes, le travail suivant a retenu mon attention. 

Solène Rigoud, Atelier d'Yves Berger, 2019. Encre. 8 x 5,5 cm.. 

(1) Le prix de dessin contemporain du Cabinet de dessins lui a été décerné le 14 juin 2019 par l’association Le Cabinet des amateurs de dessins des Beaux-Arts de Paris. http://www.lecurieuxdesarts.fr/2019/06/solene-rigoux-prix-de-dessin-contemporain-du-cabinet-des-dessins.exposition-jerome-zonder-au-cabinet-des-dessins-jean-bonna.html

 

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