Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Non, non, vous ne vous êtes pas trompés. Vous n'êtes pas à Venise. Ni aux Giardini, au pavillon du Danemark de cette biennale de l'art 2015. Ni à la Punta della Dogana où Danh Vo - désigné curator et non commissaire, qualification apparaissant importante, l'étymologie latine du mot est même de mise pour justifier l'usage de ce terme - et Caroline Bourgeois ont décidé du nouvel accrochage allant de Leonor Antunes à Martin Wong, en convoquant la Tête du Christ de Giovanni Bellini ! Pourquoi cette huile sur bois a-t-elle quitté les Gallerie dell'Academia, à quelques centaines de mètres ? "Que diable allait-il faire dans cette galère ?" s'interrogeait Géronte ? Quand est-il de son dialogue avec un lustre de la fin du XIXe siècle sacralisé en œuvre d'art, un canapé sur un congélateur ou un téléviseur posé sur un frigo reposant sur une machine à laver avec un crucifix ?

Non, vous n'êtes pas à Venise, mais à la triennale de Vendôme, nouvellement née. Un circuit à intégrer dans le parcours de l'amateur d'art contemporain.

La triennale de Vendôme ! Une dynamique irruption
Spartacus, libéré de ses chaînes, à l'entrée du Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

La statue en terre cuite d'un homme s'étant libéré de ses chaînes, vous accueille. Ce Spartacus, se trouvant autrefois dans la cour de la sous-Préfecture de Vendôme, est enfermé dans une palette en bois, à côté d'un extincteur. Attention, ce n'est pas une installation à l'entrée du Manège Rochambeau, siège principal de cette triennale. Vous n'êtes nullement devant un objet qu'il suffit de repositionner, scier, ou accrocher pour lui conférer un statut œuvre d'art. Duchamp le fit et très bien avec un urinoir, objet dont Saâdane Afif propose comme sacralisées dans une des salles du musée de Vendôme les Fontain Archives FA.1074, 137 pages encadrées des différences reproductions de cette œuvre emblématique, série qui est œuvre de référence pour les historiens de l'art. Vous n'êtes pas à slip et tong (comme souvent entendu à Venise lors de la semaine presse de la Biennale), involontaire lapsus calami de Slip of the Tongue, titre délicieux de l'accrochage de la Punta ! Vous êtes au Manège Rochambeau, architecture militaire du milieu du XIXe siècle. Regardez sa très belle charpente de bois et de fer de Jean-Barthélémy Camille Polonceau, celui qui donnera sa charpente à la gare d'Austerlitz. Appartenant à la DRAC Centre-Val de Loire, il est aujourd'hui un entrepôt lapidaire laissé à la disposition de la Conservation régionale des monuments historiques. 

Clin d'œil ou pas, Spartacus se libérant des chaînes de l'esclavage vous accueille en ce lieu réunissant 22 des 25 artistes sélectionnés. Avec un budget de 200 000 euros, aucune aide de galeries, cette première édition est née. Avec une étonnante ligne de conduite - me paraissant réductrice dans cette optique d'enfermement mais, pourquoi pas cette imprévue et singulière signature - amenée à perdurer : présenter des "artistes contemporains de la région Centre - Val de Loire", de la région ou y travaillant régulièrement. Érik Noulette, Nadège Piton et Damien Sausset d'Emmetrop / centre d'art Le Transpalette à Bourges, chargés du commissariat, ont sélectionné vingt artistes sur 110 ayant reçu depuis 2006 une aide de cette DRAC et cinq artistes de la région qui n'ont jamais éprouvé le désir de solliciter celle-ci (Saâdane Afif vivant à Berlin et natif de Vendôme, Rémi Boinot, Mr Plume & IncoNito, Thierry-Loïc Boussard). 

Cécile le Talec, Lithaophone, 2015. 360 x 250 x 50 cm. Mur creux : structure bois - scagliola : marbre reconstitué, plâtre, chaux, colle de peau, pigments naturels et cire d'abeille - dispositif sonore  // Séba Lallemand, Champagne, 2015. Encre, savon, souffle sur papier glacé, 69 feuilles 100 x 70 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Cécile le Talec, Lithaophone, 2015. 360 x 250 x 50 cm. Mur creux : structure bois - scagliola : marbre reconstitué, plâtre, chaux, colle de peau, pigments naturels et cire d'abeille - dispositif sonore  // Séba Lallemand, Champagne, 2015. Encre, savon, souffle sur papier glacé, 69 feuilles 100 x 70 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Cécile le Talec, Lithaophone, 2015. 360 x 250 x 50 cm. Mur creux : structure bois - scagliola : marbre reconstitué, plâtre, chaux, colle de peau, pigments naturels et cire d'abeille - dispositif sonore  // Séba Lallemand, Champagne, 2015. Encre, savon, souffle sur papier glacé, 69 feuilles 100 x 70 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Cécile le Talec, Lithaophone, 2015. 360 x 250 x 50 cm. Mur creux : structure bois - scagliola : marbre reconstitué, plâtre, chaux, colle de peau, pigments naturels et cire d'abeille - dispositif sonore  // Séba Lallemand, Champagne, 2015. Encre, savon, souffle sur papier glacé, 69 feuilles 100 x 70 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Cécile le Talec, Lithaophone, 2015. 360 x 250 x 50 cm. Mur creux : structure bois - scagliola : marbre reconstitué, plâtre, chaux, colle de peau, pigments naturels et cire d'abeille - dispositif sonore  // Séba Lallemand, Champagne, 2015. Encre, savon, souffle sur papier glacé, 69 feuilles 100 x 70 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Cécile le Talec, Lithaophone, 2015. 360 x 250 x 50 cm. Mur creux : structure bois - scagliola : marbre reconstitué, plâtre, chaux, colle de peau, pigments naturels et cire d'abeille - dispositif sonore  // Séba Lallemand, Champagne, 2015. Encre, savon, souffle sur papier glacé, 69 feuilles 100 x 70 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

Cécile le Talec, Lithaophone, 2015. 360 x 250 x 50 cm. Mur creux : structure bois - scagliola : marbre reconstitué, plâtre, chaux, colle de peau, pigments naturels et cire d'abeille - dispositif sonore // Séba Lallemand, Champagne, 2015. Encre, savon, souffle sur papier glacé, 69 feuilles 100 x 70 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

Comme le souligne Damien Sausset - que nous retrouverons quelques jours plus tard au palais Jacques Coeur à Bourges pour l'exposition Genre Humain célébrant les 30 ans d'Emmetrop - " c'est la première fois que ceci se fait en France, c'est la première fois qu'une région met en valeur les artistes ayant un lien avec son territoire. De nombreuses œuvres présentées sont de création mais sans un thème particulier qui serait forcément réducteur ou trop orienté. Notre démarche est d'être en dehors des manifestations adoptant cette conduite. Avec la volonté d'ouverture à tous les regards qu'ils soient celui du peintre, du sculpteur, du vidéaste, du photographe ou autres créateurs, attestant de la pluralité de points de vues rencontrés chez les artistes, de choses très cérébrales à immédiates. En mettant l'accent " pour tous les publics ". 

Pour nous accueillir, Cécile le Talec avec Lithaophone, avec des sons de turbulences d'eau enregistrés à Vendôme et des ultra-sons non audibles à l'oreille, des sons dans lesquels l'on baigne mais que l'on entend pas. Des sons qui deviennent audibles lorsque l'on colle l'oreille contre le grand mur de scagliola ou marbre reconstitué qu'elle a édifié, un mur que l'on touche, très tactile, dans une relation si corporelle et sensuelle que procure la douceur du revêtement.  Travail sur le souffle chez Seba Lallemand, attributaire de l'espace 13 avec sa création Champagne, faites avec des bulles comme celles que les enfants produisent avec de l'eau savonneuse. Ici, encre mélangée avec du savon, des entonnoirs de verre lui permettant de souffler des bulles sur des feuilles glacées pour d'arachnéens cercles. Comme le souffle au service de la vie et de la création. Tel le souffle éolien caressant le papier.

Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014)  //  Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

Mathieu Dufois, Terrain vague ; Rue ; Drive-In, ensemble de 3 maquettes sur papier dessiné (2013-2015). Pour les ondes (Opus n°2 de La Trilogie des vestiges), vidéo 12,55 mm, musique Marc Hurtado (2014) // Sanjin Cosabic, pavillon Tout est dans tout - Convergence Hologramme. Ensemble de sept peintures de la série le sixième Secret, réalisées avec de la peinture à l'huile, UV invisible, phosphorescente PHU2K et thermochromique sur toile. Lustre, lumière UV. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

Mathieu Dufois (née en 1984) en deux espaces séparés : celui de ses trois maquettes - Terrain vague ; Rue ; Drive-In qui permettront l'errance de sa caméra et l'espace de la projection de la vidéo Par les ondes mettant en scène une ville en ruine avec des corps spectraux y errant. Les deux lieux sont suffisamment séparés pour que le spectateur ne puisse se complaire dans une comparaison immédiate, l'obligeant à s'impliquer dans un travail de mémoire et de remise en cause. Sa démarche se bâtit de lieux abandonnés, partant de photographies et d'images de films, si possible muets. Est-ce la mémoire de la ville qui s'y projette et peut-on enregistrer une ruine par rapport à la mémoire sont ses axes de travail sur les endroits délaissés ? Rémanences. Changement total dans un espace noir, plongé dans le noir pour Sanjin Cosabic (né en 1977), dans lequel un dream catcher ou attrapeur de rêves nous accueille pour signifier qu'en cet étrange endroit s'échangent un secret entre les sept peintures présentées : le 6e secret. Est-il celui des multiples façons de les voir puisque chacune d'elle est peinte de quatre huiles différentes, induisant une contemplation autre selon un éclairage à la lumière électrique ou à la lumière UV ? Perte totale des repères dans un jeu entre le caché et le révélé, le montré et ce que l'on devra deviner.

 

Dorothy-Shoes, ColèresS Planquées, 2014-2015. Ensemble de 33 photographies, impression dos bleu; 60 x 90 cm. chacune. Bande sonore, deux sources, 11 mm.. Avec l'aide des ingénieurs du son Isabelle de Mullenheim et Cédric Chaillou. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Dorothy-Shoes, ColèresS Planquées, 2014-2015. Ensemble de 33 photographies, impression dos bleu; 60 x 90 cm. chacune. Bande sonore, deux sources, 11 mm.. Avec l'aide des ingénieurs du son Isabelle de Mullenheim et Cédric Chaillou. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Dorothy-Shoes, ColèresS Planquées, 2014-2015. Ensemble de 33 photographies, impression dos bleu; 60 x 90 cm. chacune. Bande sonore, deux sources, 11 mm.. Avec l'aide des ingénieurs du son Isabelle de Mullenheim et Cédric Chaillou. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Dorothy-Shoes, ColèresS Planquées, 2014-2015. Ensemble de 33 photographies, impression dos bleu; 60 x 90 cm. chacune. Bande sonore, deux sources, 11 mm.. Avec l'aide des ingénieurs du son Isabelle de Mullenheim et Cédric Chaillou. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Dorothy-Shoes, ColèresS Planquées, 2014-2015. Ensemble de 33 photographies, impression dos bleu; 60 x 90 cm. chacune. Bande sonore, deux sources, 11 mm.. Avec l'aide des ingénieurs du son Isabelle de Mullenheim et Cédric Chaillou. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Dorothy-Shoes, ColèresS Planquées, 2014-2015. Ensemble de 33 photographies, impression dos bleu; 60 x 90 cm. chacune. Bande sonore, deux sources, 11 mm.. Avec l'aide des ingénieurs du son Isabelle de Mullenheim et Cédric Chaillou. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Dorothy-Shoes, ColèresS Planquées, 2014-2015. Ensemble de 33 photographies, impression dos bleu; 60 x 90 cm. chacune. Bande sonore, deux sources, 11 mm.. Avec l'aide des ingénieurs du son Isabelle de Mullenheim et Cédric Chaillou. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Dorothy-Shoes, ColèresS Planquées, 2014-2015. Ensemble de 33 photographies, impression dos bleu; 60 x 90 cm. chacune. Bande sonore, deux sources, 11 mm.. Avec l'aide des ingénieurs du son Isabelle de Mullenheim et Cédric Chaillou. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

Dorothy-Shoes, ColèresS Planquées, 2014-2015. Ensemble de 33 photographies, impression dos bleu; 60 x 90 cm. chacune. Bande sonore, deux sources, 11 mm.. Avec l'aide des ingénieurs du son Isabelle de Mullenheim et Cédric Chaillou. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

Dorothy-Shoes (née en 1979), ColèresS planquées ou anagramme de sclérose en plaques, maladie dont elle est atteinte, ayant appris son existence la veille de ses 33 ans. D'où 33 photographies de trente-trois femmes de son entourage (neurologue, architecte, sa mère écrivain, professeur d’économie, directrice de production, musicienne, retraitée du corps médical, artiste de cirque ...), non atteintes de cette maladie dégénérative, qui ont accepté " de bien vouloir interpréter mes représentations personnelles de cette pathologie lourde ainsi que chacune de mes peurs liées à ses facteurs dégénérescents." Les photographies sont présentées dans un espace sonore dans lequel se perçoit le témoignage de séances d'orthophonie réalisées par Élodie Lescarmontier auprès d'un patient atteint de sclérose en plaques. " Une façon d'autoportrait à distance. Un exutoire. Une manière d'affronter sa maladie et de ne pas pleurer sur son oreiller. Dialoguer avec elle. Tout ce que l'on met dehors ne reste pas à l'intérieur, c'est moins anxiogène " les phrases affluent dans la présentation de sa maladie et sa façon de lutter contre elle. La main avec des fourmis est transcription très littérale des fourmillements en continuité, "ces fourmis qui rôdent sournoisement autour de tes orteils puis qui déambulent frénétiquement depuis la plante de tes pieds jusqu'à la pliure de tes seins sont des symptômes typiques", les grillons sur les jambes renvoient aux insectes la piquant, les pieds dans le coton avec cette impression de marcher continuellement sur du coton. Cette série photographique, commencée spécialement pour cette triennale avec ce questionnement sur elle-même et ces autoportraits distancés dans un travail en séquençage, est amenée à se poursuivre. Le vide est une chance, c'est un espace à remplir et l'horizonpourseulelignedeconduite sont tatoués sur son bras. "Vu de dehors ton corps est environ le même, vu du dedans pas vraiment". Bravo Dorothy-Shoes, mon coup de cœur, pour cette dynamique éclosion de vie.

Mario d'Souza, dessins  //  Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun  // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mario d'Souza, dessins  //  Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun  // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mario d'Souza, dessins  //  Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun  // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mario d'Souza, dessins  //  Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun  // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mario d'Souza, dessins  //  Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun  // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mario d'Souza, dessins  //  Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun  // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mario d'Souza, dessins  //  Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun  // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mario d'Souza, dessins  //  Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun  // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mario d'Souza, dessins  //  Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun  // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Mario d'Souza, dessins  //  Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun  // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

Mario d'Souza, dessins // Jérôme Poret, Pleurant, Cabinet, Grill (2011). Production dans le cadre de la Résidence au musée Saint-Roch à Issoudun // Mr Plume & IncoNito intervenant sur le bâtiment de l'Union. Triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

La triennale irrigue la ville. Saâdane Afif au musée côtoie Mario D'Souza dont les dessins se fondent subtilement dans les vitrines de l'immense salle, consacrée aux traditions populaires, comme des planches explicatives de manuels de jardinage ou de minéralogie du XIXe siècle ; l'on ne sait s'il s'agit d'éléments végétaux ou de quelques pierres sur lesquels il a laissé sourdre une coulure d'or. Jérôme Poret, en une étrange confrontation dans la salle des lapidaires, dans Le Teinturier de la lune renvoie à la statuaire gothique des pleurants entourant les gisants, lui opposant un caisson d'amplificateur constitué d'énormes ampoules surgies de pointes métalliques. 

Emblématique de la ville, à l'intersection de l'invisible frontière séparant le quartier Nord de la ville, le bâtiment de l'Union, un silo abandonné construit en 1935. Dans une tradition vendômoise du graff, Mr Plume & IncoNito sont intervenus en binôme sur ce monument avec deux fresques, à la thématique inspirée des réflexions qu'ils eurent avec les habitants vivant autour de cet édifice industriel. Résultat : la paix. 

Karine Bonneval, Makarka, 22 pains de sucre, environ 70 cm de hauteur x 38 cm de diamètre (2015)  //  Combey Pion, Objets blancs (série Les Objets blancs), 2015. Six tirages photographiques sur papier 390 x 350 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Karine Bonneval, Makarka, 22 pains de sucre, environ 70 cm de hauteur x 38 cm de diamètre (2015)  //  Combey Pion, Objets blancs (série Les Objets blancs), 2015. Six tirages photographiques sur papier 390 x 350 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Karine Bonneval, Makarka, 22 pains de sucre, environ 70 cm de hauteur x 38 cm de diamètre (2015)  //  Combey Pion, Objets blancs (série Les Objets blancs), 2015. Six tirages photographiques sur papier 390 x 350 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Karine Bonneval, Makarka, 22 pains de sucre, environ 70 cm de hauteur x 38 cm de diamètre (2015)  //  Combey Pion, Objets blancs (série Les Objets blancs), 2015. Six tirages photographiques sur papier 390 x 350 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Karine Bonneval, Makarka, 22 pains de sucre, environ 70 cm de hauteur x 38 cm de diamètre (2015)  //  Combey Pion, Objets blancs (série Les Objets blancs), 2015. Six tirages photographiques sur papier 390 x 350 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Karine Bonneval, Makarka, 22 pains de sucre, environ 70 cm de hauteur x 38 cm de diamètre (2015)  //  Combey Pion, Objets blancs (série Les Objets blancs), 2015. Six tirages photographiques sur papier 390 x 350 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015
Karine Bonneval, Makarka, 22 pains de sucre, environ 70 cm de hauteur x 38 cm de diamètre (2015)  //  Combey Pion, Objets blancs (série Les Objets blancs), 2015. Six tirages photographiques sur papier 390 x 350 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

Karine Bonneval, Makarka, 22 pains de sucre, environ 70 cm de hauteur x 38 cm de diamètre (2015) // Combey Pion, Objets blancs (série Les Objets blancs), 2015. Six tirages photographiques sur papier 390 x 350 cm. Manège Rochambeau, triennale de Vendôme © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, présentation presse mai 2015

Qu'en sera-t-il de la seconde triennale avec ce choix d'artistes de la région, très respectable dans la reconnaissance - enfin ! - d'un dynamisme dans notre pays. Gardera-t-elle cette même spontanéité ? Cette identique scénographie novatrice de Christophe Moreau qui a offert à chaque artiste le choix et la dimension de son espace adéquat révélant au mieux sa démarche. Comme le couloir oppressant et sombre de Karine Bonneval dans lequel elle a déposé Makarka (2015) 22 pains de sucre dans une évocation du commerce avec les colonies ou l'octogone accueillant les six immenses photographies Objets Blancs (2015) en noir et blanc de Combey Pion. Je serai plus enclin à une biennale après cette concluante naissance.

Dommage. Dommage que le Manège Rochambeau soit fermé lundi et mardi. Que les six lieux où se déroule la 11e édition des Promenades Photographiques de Vendôme le soient mardi. N'existe-t-il pas une communication entre ces deux événements se déroulant à quelques mètres l'un de l'autre et parfois en un même lieu tel celui du musée ? Pourquoi pas une ouverture toute la semaine de ces deux manifestations dynamiques et enrichissantes pour la cité ! À Venise, Biennale, Événements collatéraux et Manifestations hors biennale co-existent. Ce qui s'applique à Venise se pourrait à Vendôme. Deux est plus fort qu'un.

Gilles Kraemer

Première Triennale de Vendôme, 25 artistes contemporains de la région Centre-Val de Loire

23 mai - 31 octobre 2015

Commissariat : Érik Noulette, Nadège Piton, Damien Sausset

http://triennale-vendome.fr/

Manège Rochambeau dans le Quartier Rochambeau - 41100 Vendôme

Tél. : 06 38 19 36 80  // mercredi - dimanche de 14h à 19h. Le matin à partir de 10h sur rendez-vous, entrée gratuite

Musée de Vendôme Cour du Cloître - 41100 Vendôme

Tél. : 02 54 89 44 50  //  10h à 12h et de 14h à 18h - fermé le mardi, entrée gratuite

Poursuivez votre visite en lisant le dossier critique consacré par la revue Laura à cette manifestation. 

Venir à Vendôme en TGV depuis Paris gare Montparnasse (50 minutes) puis changement à Vendôme-Villiers-sur-Loire pour Vendôme.

Le Genre humain et Claude Lévêque, à Bourges, du 12 juin au 4 octobre. Pour les trente ans d'Emmetrop.

http://www.lecurieuxdesarts.fr/2015/06/atout-coeur-a-bourges-cartes-en-mains-pour-claude-leveque-pour-les-trente-ans-d-emmetrop.html

 

Tag(s) : #Biennales