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Gustave Caillebotte, Le Billard, 1878. Huile sur toile, 60 x 81 cm. Collection particulière. Remerciements au Comité Caillebotte, Paris

Gustave Caillebotte, Le Billard, 1878. Huile sur toile, 60 x 81 cm. Collection particulière. Remerciements au Comité Caillebotte, Paris

Étonnante exposition ! Des toiles présentées sur le lieu même où elles furent peintes, exposées dans un endroit nullement muséal par destination, de très nombreux prêts obtenus auprès de la descendance du peintre et de collectionneurs et complétés par quelques œuvres venues d'importantes institutions.

Où sommes-nous ? Non à Paris où se tint la grande rétrospective Gustave Caillebotte, en 1994, il y a vingt ans, mais à Yerres. Yerres, nom magique et important pour l'impressionnisme comme Giverny et Rouen le furent pour Claude Monet, Le Havre pour Camille Pissarro ou Crozant pour Armand Guillaumin.

 

© Photographies Gilles Kraemer, visite presse 16 avril 2014
© Photographies Gilles Kraemer, visite presse 16 avril 2014
© Photographies Gilles Kraemer, visite presse 16 avril 2014

© Photographies Gilles Kraemer, visite presse 16 avril 2014

Car, toutes ces œuvres, des très nombreuses esquisses ou des notations peintes, capturant un morceau de la maison, un effet de coucher de soleil ou de lumière dans les arbres au bord de l'Yerres, la diagonale du mur du jardin potager, à la toile des Périssoires sur l'Yerres, furent peintes dans cette ville ou aux alentours.

Trois exceptions cependant. Trois toiles débordent l'intitulé de cette exposition puisque hors du contexte d'Yerres : Régates à Argenteuil, La Leçon de piano et l'étonnante composition en surplomb de son sujet : Le Boulevard vu d'en haut (collection particulière). Elles se trouvent réunies dans la dernière salle.

Pourquoi Yerres ? Gustave Caillebotte (1848-1894) revient sur les lieux de sa jeunesse, dans cette grande propriété de campagne de 11 hectares acquise par son père Martial en 1860, alors qu'il avait douze ans, et revendue en 1879. Il peindra dans cette région de l'Essonne, de 1875 à 1879, quelques uns de ses tableaux les plus importants. Cette vaste propriété appartient à la ville d'Yerres, depuis 1973, qui a transformé la Ferme ornée en lieu d'exposition et réaménagé le parc anglais à l'identique du temps de Caillebotte.

 

 

Gustave Caillebotte, Pêche à la ligne, 1878, huile sur toile, 157 x 117 cm. Collection particulière / Baigneurs, bords de l'Yerres, 1878, huile sur toile, 157 x 117 cm. Collection particulière / Périssoires sur l'Yerres, 1878, huile sur toile, 157 x 113 cm. Rennes, musée des Beaux-Arts, don de Georges Wildenstein en 1952 / / Boîte de peintures et palette de Gustave Caillebotte © Photographies Gilles Kraemer, visite presse 16 avril 2014
Gustave Caillebotte, Pêche à la ligne, 1878, huile sur toile, 157 x 117 cm. Collection particulière / Baigneurs, bords de l'Yerres, 1878, huile sur toile, 157 x 117 cm. Collection particulière / Périssoires sur l'Yerres, 1878, huile sur toile, 157 x 113 cm. Rennes, musée des Beaux-Arts, don de Georges Wildenstein en 1952 / / Boîte de peintures et palette de Gustave Caillebotte © Photographies Gilles Kraemer, visite presse 16 avril 2014

Gustave Caillebotte, Pêche à la ligne, 1878, huile sur toile, 157 x 117 cm. Collection particulière / Baigneurs, bords de l'Yerres, 1878, huile sur toile, 157 x 117 cm. Collection particulière / Périssoires sur l'Yerres, 1878, huile sur toile, 157 x 113 cm. Rennes, musée des Beaux-Arts, don de Georges Wildenstein en 1952 / / Boîte de peintures et palette de Gustave Caillebotte © Photographies Gilles Kraemer, visite presse 16 avril 2014

En cinq sections : Salle des tableaux emblématiques, La ferme, le jardin, La vision de la nature, La propriété familiale et L'univers parisien, 43 toiles en tout. Prêts exceptionnels : la réunion de trois tableaux, le triptyque de 1878 présenté comme « panneaux décoratifs » lors de la 4e Exposition impressionniste de 1879, représentant trois instants de l'été sur les bords de l'Yerres, la rivière longeant la propriété : Pêche à la ligne, Baigneurs et Périssoires sur l'Yerres, ces très longues embarcations individuelles. Comment ne pas s'arrêter devant l'étonnant Canotier au chapeau haut de forme, cet homme encore en tenue de ville, ayant juste retiré sa veste comme s'il était pressé de s'adonner à son activité physique favorite, à peine arrivé de Paris et cette barque prenant tout le premier plan. Autre toile forte : Le Billard, œuvre inachevée montrant comme l'artiste concevait la composition de sa toile et aussi unique tableau connu reprenant l'intérieur de cette demeure familiale. Dans de nombreuses de ses toiles, la palette gris-violet prédomine, ce qui fit écrire à Edmond Duranty « il se pourrait qu'il fut une victime de la gamme violette et de la gamme bleue ». 

 

Gustave Caillebotte, Canotier au chapeau haut de forme (Partie de bateau), vers 1875-1878. Huile sur toile, 90 x 117 cm. Collection particulière. Remerciements au Comité Caillebotte, Paris / /Gustave Caillebotte, Périssoires sur l'Yerres, vers 1877. Huile sur toile, 89 x 115 cm. Washington, National Gallery of Art. Collection de Mr and Mrs Paul Mellon
Gustave Caillebotte, Canotier au chapeau haut de forme (Partie de bateau), vers 1875-1878. Huile sur toile, 90 x 117 cm. Collection particulière. Remerciements au Comité Caillebotte, Paris / /Gustave Caillebotte, Périssoires sur l'Yerres, vers 1877. Huile sur toile, 89 x 115 cm. Washington, National Gallery of Art. Collection de Mr and Mrs Paul Mellon

Gustave Caillebotte, Canotier au chapeau haut de forme (Partie de bateau), vers 1875-1878. Huile sur toile, 90 x 117 cm. Collection particulière. Remerciements au Comité Caillebotte, Paris / /Gustave Caillebotte, Périssoires sur l'Yerres, vers 1877. Huile sur toile, 89 x 115 cm. Washington, National Gallery of Art. Collection de Mr and Mrs Paul Mellon

En sortant, visitez la vaste demeure familiale surnommée Le Casin, à la façade italianisante, la pièce du billard n'a pas changé et promenez vous dans la propriété à la recherche des lieux yerrois qui inspirèrent Caillebotte, vus quelques instants plus tôt sur les toiles. Quand la peinture devient réalité pour notre plaisir. 

Caillebotte à Yerres au temps de l'impressionnisme

5 avril – 20 juillet 2014

tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi / nocturne vendredi et samedi jusqu'à 20h 30

8, rue de Concy – 91330 Yerres

 

https://www.propriétécaillebotte.com

https://www.facebook.com/laproprietecaillebotte

 

Catalogue. 168 pages. Textes en français et en anglais. Éditions Flammarion. Prix 25,5 euros. Attention trois œuvres reproduites en pleine page dans le catalogue, dans la partie des toiles exposées, ne sont pas présentées dans cette exposition. 

 

Pour se rendre à Yerres ? Rien de plus facile. 20 minutes depuis la gare de Lyon par le RER D jusqu'à l'arrêt en gare de Yerres puis 15 minutes à pied. Et, si vous y allez les week-ends, les petites vacances scolaires ou en été, la carte Navigo est dézonée. 

Gustave Caillebotte, Pêche à la ligne, 1878, huile sur toile, 157 x 117 cm. Collection particulière. Remerciements au Comité Caillebotte, Paris

Gustave Caillebotte, Pêche à la ligne, 1878, huile sur toile, 157 x 117 cm. Collection particulière. Remerciements au Comité Caillebotte, Paris

Tag(s) : #Expositions Paris

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