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Publié par Gilles Kraemer

Gilles Kraemer.   

 

Georges Bourgeois (1898-1937), dit Djo-Bourgeois. Une trajectoire éclair.

 

Un éclair d’une fulgurance brièveté. Il meurt à l’âge de 39 ans, le 31 mars. Á la veille de l’Exposition internationale des arts et des techniques de Paris qui s’ouvrit le 25 mai 1937, pour laquelle il avait imaginé une pièce à vivre et une chambre s’ouvrant par de larges baies face à la mer  de L’appartement d’un yachtman sur la Côte d’Azur, avec des meubles encastrés, un lit retenu par des cordes, sa signature. Ses amis exécutèrent fidèlement son projet post-mortem. Je tends à l’harmonie des volumes et des couleurs en excluant tout décor inutile précise-t-il.

Qui était cet homme, sorti de l’école spéciale d’architecture de Paris en 1922. Il avait 24 ans. En 1924, il réalise l’affiche de L’inhumaine, film de Marcel L’Herbier. Tout juste diplômé, il participe au Salon d’automne de la même année, ouvre son agence au 25 rue Vaneau en 1924. présente très tôt ses projets personnels d’architecture et d’architecture intérieure dans les grands salons de Paris : Salon d’Automne et Salon des Artistes Décorateurs.

 

Photographie de l'appartement parisien de M. Schwob d'Héricourt, 1926-1927 (en haut à gauche) Pour les autres, appartement de Mlle Schwob d'Héricourt, 1928-1929.

Exigeant, d’un engagement dans la modernité sans concession, il édifie des villas sur la Côte d’Azur, s’intéresse à l’architecture commerciale comme celle de la galerie Armand Drouant. Robert Mallet-Stevens lui propose, en duo avec son épouse Elise créatrice de tissus d’ameublement, l’aménagement de quelques pièces de l’emblématique villa des Noailles à Hyères.

Il élit les matières nouvelles du verre, du métal dans la continuité de l’école allemande du Bauhaus, dans sa recherche constante du minimalisme et de la fonctionnalité des intérieurs de sa clientèle privée, dans une démarche d'occuper l'espace au maximum.

Ce livre, largement nourri de nombreuses photographies et dessins, est le premier consacré à ce météore de la modernité.

Anne Bony, DJO BOURGEOIS. 210 pages. Éditions du Regard. 45 €

 

Elise Djo-Bourgois, projets de tapis et de toiles.

A la suite du décès de son époux, Elise (1894-1986) met fin définitivement à son activité de créatrice textile. 

 

 

 

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