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Publié par Gilles Kraemer

Gilles Kraemer.       

 

République démocratique du Congo, usine de transformation de l’huile de palme © Pascal Maitre / MYOP.

26 candidats étaient présélectionnés cette année pour le Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière en partenariat avec l’Académie des beaux-arts. Le lauréat de l’édition 2020 est Pascal Maitre pour son projet Les Peuls. Du retour de l’identité au risque djihadiste.

Présidé par M. Laurent Petitgirard, secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts, le jury a également déclaré comme finalistes de cette 13ème édition du prix Raed Bawayah, Olivier Jobard et Sophie Zénon. (1)

Crée en 2007 à l’initiative de Marc Ladreit de Lacharrière, membre de l’Académie (section des membres libres),  ce Prix a pour vocation d’aider des photographes confirmés, français ou étrangers travaillant en France, sans limite d’âge, auteurs d’un projet original. Conçu sous la forme d’une bourse, ce concours permet à un photographe de réaliser un projet d’envergure dans un esprit d’entière liberté quant aux thèmes ou à l’écriture photographique. (2)  

 

Tchad, Cavaliers submergés par une tempête de sable, © Pascal Maitre / MYOP.

Niger, Agadez, école coranique Izala, © Pascal Maitre / MYOP.

Né en 1955 à Buzançais (Indre), Pascal Maitre débute, après des études de psychologie, sa carrière de photojournaliste en 1979, dans le Groupe Jeune Afrique. A partir de 1984, il rejoint l’agence Gamma. En 1989, il co-fonde l’agence Odyssey Images. De 1994 à 2018, il est membre de l’agence Cosmos.

Mon projet sur les Peuls documentera d’un côté le mode de vie et les traditions peules, alors qu’elles sont en train de disparaître, et de l’autre l’attrait d’une partie de ces populations vers le djihadisme, qui risque de faire du Sahel une zone encore plus instable qu’elle ne l’est déjà. Plus que jamais, le peuple peul est aujourd’hui à un tournant de son histoire, et c’est ce tournant que je souhaite photographier.

 

La Couleur du soleil, Roumanie, 2010 © Raed Bawayah.

Né en 1971 dans un petit village au nord-ouest de Jérusalem dans une famille de paysans où il fut berger, Raed Bawayah vit et travaille à Paris depuis 15 ans. Il débute dans le domaine de la construction et y exerce dix ans. En 2000, il décide de quitter son travail pour réaliser son rêve d’enfance : devenir photographe.

Mon projet [L’Obscurité de la Lumière] est un voyage photographique de commentaire en noir et blanc dans la vie obscure des femmes, hommes et enfants noirs qui sont considérés et utilisés, encore légalement comme des esclaves en Mauritanie. La Mauritanie reste un des rares pays qui pratique encore l’esclavage.

 

Galafi, Djibouti © Olivier Jobard / MYOP.

Olivier Jobard, né en 1970, vit et travaille à Paris A 20 ans, il intègre l’école Louis Lumière puis l’Agence Sipa Press pendant vingt ans. Aujourd’hui, il est membre de l’agence MYOP

Le chemin de Moustafa. La route migratoire entre l’Ethiopie et les pays du Golfe est hors des radars médiatiques alors qu’elle est plus empruntée que celle de la Méditerranée. C’est à travers le destin de Moustafa, rapatrié en Ethiopie et de ses amis qui triment en Arabie Saoudite, que je souhaite raconter le destin d’une jeunesse qui ne rêve que d’exil, quel qu’en soit le prix à payer.

 

L’Étang Neuf, extrait de la série " Frondaisons ", 2019 © Sophie Zénon.

Née en Normandie en 1965, Sophie Zénon vit et travaille à Paris. Elle réalise des photographies explorant les grands thèmes de l’existence : la mémoire, la mort, la filiation, les relations de l’homme à la nature. Elle est lauréate des prix Eurazeo (2019), la Fondation des Treilles (2015), et Kodak de la Critique (1999).

 

L’Homme-paysage (Alexandre), 2015. Extrait d’un polyptyque composé de onze photographies et d’une vidéo, 2019 © Sophie Zénon

Les dormeurs de la forêt. Convaincue de l’urgence à protéger la forêt, de l’utilité de l’art pour contribuer à sensibiliser le public, mon projet souhaite ré-enchanter notre imaginaire appauvri en portant un regard amoureux, poétique et sensible, mais aussi critique et engagé sur la forêt. Convaincue également que le merveilleux se trouve à côté de nous, mais aussi pour limiter mes déplacements, mon projet s’appuie sur dix forêts "naturelles" françaises à la beauté sauvage et saisissante, choisies en collaboration avec l’ONF et les Réserves Naturelles de France (RNF).

 

(1) Présidé par M. Laurent Petitgirard, secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts, le jury réuni le 30 septembre 2020 se composait de Yann Arthus-Bertrand, Bruno Barbey, Jean Gaumy, Sebastião Salgado, Jean Cardot (décédé le 13 octobre 2020), Patrick de Carolis, Erik Desmazières, Gérard Garouste, et Régis Wargnier, membres de l’Académie, de Jean-François Bach, secrétaire perpétuel honoraire de l’Académie des Sciences, de Agnès de Gouvion Saint-Cyr, Jean-Luc Monterosso et Bernard Perrine, correspondants de la section de photographie de l’Académie des beaux-arts, et de Pierre Hanotaux, directeur juridique de Fimalac.

Le jury est assisté d’un comité de rapporteurs issus du monde de la photographie composée d’Alain Genestar, directeur de la publication de Polka Magazine et de Sylvie Hugues, consultante en photographie, commissaire d’exposition

(2) Depuis 2018 le Prix est devenu biennal, remis en alternance avec le Prix William Klein. Doté d’un montant de 30 000 euros, il s’accompagne de la production d’une exposition. Ce Prix et l’exposition bénéficient depuis l’origine du mécénat exclusif de Marc Ladreit de Lacharrière (FIMALAC).

Les projets de Pascal Maitre et des finalistes seront présentés à l’occasion de l’exposition L’odeur de la nuit était celle du jasmin de FLORE, lauréate 2018, qui se tiendra au Pavillon Comtesse de Caen

http://www.lecurieuxdesarts.fr/2018/11/exposition-de-claudine-doury-laureate-2017-du-prix-de-photographie-marc-ladreit-de-lacharriere-en-partenariat-avec-l-academie-des-be

Les lauréats des précédentes éditions : Malik Nejmi (2007), Jean-François Spricigo (2008), Thibaut Cuisset (2009), Marion Poussier (2010), Françoise Huguier (2011), Katharine Cooper (2012), Catherine Henriette (2013), Eric Pillot (2014), Klavdij Sluban (2015), Bruno Fert (2016), Claudine Doury (2017) et FLORE (2018).

 

L’odeur de la nuit était celle du jasmin. FLORE, lauréate 2018

28 octobre - 29 novembre 2020

Pavillon Comtesse de Caen de l’Académie des beaux-arts,

27 quai de Conti - Paris VIe

 

 

 

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