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Publié par Gilles Kraemer

 

 

Gilles Kraemer.

Dove sono i bei momenti / Di dolcezza, e di piacer ? Sono di ritorno in Italia, a Venezia

 

Après trois mois de fermeture pour pandémie de Covid-19, la Fondazione Giorgio Cini à Venise rouvre au public, ce vendredi 26 juin 2020, avec deux nouveaux parcours accompagnés.

 

San Giorgio, Venise, 9 septembre 2018 © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer.

 

Le labyrinthe Borges, Fondation Giorgio Cini © DR Fondazione Giorgio Cini

 

Le réfectoire palladien / Cenacolo palladiano, Fondazione Giorgio Cini © DR Fondazione Giorgio Cini.

Le premier parcours, d’une heure, comprend les cloîtres de Palladio et des Buora, le réfectoire palladien des bénédictins avec la copie des Noces de Cana (1563) de Véronèse subtilisées par Buonaparte à la République en 1797, apportées à Paris pour le Louvre et jamais restituées après la chute de l’Aigle.

 

Labyrinthe Borges, Fondazione Giorgio Cini © photo Alessndra Chemollo  et Ginevra Formentini.

Pour la première fois, il est possible d’accéder au jardin-labyrinthe Borges. Il fut créé par l’architecte Randoll Coate en l’honneur de Jorge Francisco Isidoro Luis Borges (Buenos Aires 1899 - 1986 Genève). Ce labyrinthe fut réalisé en 2011 à l’occasion du 25ème anniversaire de la mort du poète, écrivain [La bibliothèque de Babel, 1941] et essayiste, en collaboration avec la Fundacion Internacional Jorge Luis Borges. La bibliothèque de Longhena est actuellement fermée.

 

Escalier monumental de Baldassare Longhena, Fondazione Giorgio Cini © photographie Enrico Do Santis con gentile concessione della Fondazione Giorgio Cini.

 

Trerunobu Fujimori (Japon, 1947) © photo Alessandra Chemollo & Ginevra Formentini. 

L’entrée de cette chapelle se caractérise par une porte très étroite, ne permettant qu’à une personne d’entrer et, encore faut-il qu’elle y pénètre de profil.

Un second parcours, d’une heure, comprend les Chapelles du Vatican / Vatican Chapels se trouvant à l’extrémité de l’île, dans le bosco / le petit bois, lieu habituellement fermé au public. Petit bois regardant vers la lagune et un hôtel mythique, connu pour sa piscine, Le Cipriani.

Ces chapelles ont été édifiées – les pavillons nationaux présentent des maquettes, des plans, des photographies, aucun bâtiment n’est construit - pour la XVIe Exposition internationale d’Architecture de la Biennale. C’était la première fois que le Saint-Siège participait à cette manifestation (26 mai au 25 novembre 2018) comme il ne participa pour la première fois à la Biennale de l’Art qu’en 2013, le Pavillon étant à l’Arsenale.

 

Le Pavillon du Saint Siège, Biennale de l'art de Venise, île de San Giorgio © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, journée presse Biennale, 25 mai 2018.

Dix architectes connus, de sensibilités différentes, venant d’Australie, du Brésil, d’Espagne, des Etats-Unis, du Chili, de Grande-Bretagne, d’Italie, du Japon, du Portugal, de Serbie et du Paraguay, furent appelés par le Cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture. Les commissaires étaient Francesco Dal Co et Micol Forti, (1).

En étudiant les possibilités offertes par différents matériaux, ils furent invités à réfléchir sur le thème de la chapelle, " lieu d’orientation, de rencontre, de méditation et de salut " comme Gunnar Asplund avait défini la chapelle qu’il édifia en 1920 dans le cimetière de Stockholm.

Depuis 2018, ces chapelles sont restées dans le bosco de la Fondazione Giorgio Cini, lieu de réflexion & de rencontre pour cette expérience spirituelle, religieuse & aussi laïque, dans la paix de la nature où la distanciation ne se pose pas comme un problème mais comme une expérimentation.

Les visiteurs pourront écouter une bande sonore originale conçue, pour chacune des chapelles,  par le musicien & compositeur Antonio Fresa pour ce parcours VATICAN CHAPELS - A soundtrack experience.

 

Trerunobu Fujimori (Japon, 1947) © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, journée presse Biennale, 25 mai 2018.

L’entrée de cette chapelle se caractérise par une porte très étroite, ne permettant qu’à une personne d’entrer et, encore faut-il qu’elle y pénètre de profil. Le compositeur a souhaité " un voyage intérieur dans une contemplation solitaire de l'harmonie des formes et des trames des matériaux ".  Cette chapelle fut mon coup de cœur pour sa grande simplicité et le choix des matériaux. 

 

Lord Norman Foster (Grande-Bretagne, 1935) © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, journée presse Biennale, 25 mai 2018.

Pour Antonio Fresa, " la chapelle de Foster met en avant soit la lumière soit l’air, transformant son édifice en un immense instrument musical. J’ai écrit une partition pour cinq flutes, une basse, deux alto & deux en do pour donner l’impression du vent circulant dans cette structure de bois et de métal. La structure me fait penser aux métaux et c’est aussi pour cela que j’ai songé à une quintette de flûtes dans cette chapelle ouverte, où son & architecture coexistent de façon profonde. ".

 

Francesco Cellini (Italie, 1944) © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer. , journée presse Biennale, 25 mai 2018.

Un ensemble blanc,  cerclé de noir, totalement ouvert. Mon second coup de cœur. 

" L’inspiration de la partition dédiée à Cellini trouve son origine dans ses deux monolithes géométriques qui s’encastrent dans une horizontalité et une verticalité. Ils m’ont fait penser à une œuvre qui se construit sur un accord unique, sur le « fa » mineur, majeur, dominant. Le dilemme fut de trouver un mode d’opérer autour et une relation mélodique et harmonique inspirée de la géométrie monolithique " souligne le compositeur Antonio Fresa.

 

 

Sean Godsell (Australie, 1960) © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, journée presse Biennale, 25 mai 2018.

Une grande tour avec quatre auvents en forme de croix lorsqu’ils sont ouverts, l’intérieur de la tour entièrement doré réfléchit la lumière. Mon troisième coup de cœur.

 

Sean Godsell (Australie, 1960), Intérieur de la tour © photo Alessandra Chemollo et Ginevra Formentini.

" Dans ce passage orchestral ,  souligne Antonio Fresa, des cloches résonnent dans cette tour que Godssell a imaginée comme des campaniles vénitiens. La musique devient un élément architectural et archétypal, simulant le mouvement sonore des cloches, et demande à l’auditeur de tourner son regard vers la partie du ciel qui semble être seul et seulement la fresque que la nature divine a dessinée pour fermer le périmètre supérieur de ce bâtiment. Ma composition provoque une intimité particulière avec celui qui écoute, une proximité avec l’exécution. ".

 

Fondazione Giorgio Cini, île de San Giorgio. L'on aperçoit, tout en bas de la photographie le bosco DR Fondazione Giorgio Cini.

 

Fondation Giorgio Cini

Île de San Giorgio Maggiore - Venise

Vendredi, samedi, dimanche, sur réservation, 15 personnes au maximum  www.visitcini.com

Il est possible de coupler les deux itinéraires.

(1) Andrew Berman, Francesco Cellini, Javier Corvalán, Ricardo Flores & Eva Prats Architects, Lord Norman Foster, Terunobu Fujimori, Sean Godsell, Carla Juaçaba, Smiljan Radic, Eduardo Souto de Moura, Map studio (Francesco Magnani & Traudy Pelzel). Commissaires : professeur Francesco Dal Co et doctoresse Micol Forti.

 

L’Italie célèbre le tricentenaire de la naissance de Giovanni Battista Piranesi à Venise,  Bassano del Grappa & Rome. À Venise, dialogue entre les estampes de Piranese & les photographies de Gabriele Basilico avec l'exposition Piranesi Roma Basilico, du 20 juin au 23 novembre 2020, au Palazzo Cini a San Vio, Venise

http://www.lecurieuxdesarts.fr/2020/06/l-italie-celebre-le-tricentenaire-de-la-naissance-de-giovanni-battista-piranesi-venise-bassano-del-grappa-rome.html

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