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Publié par Gilles Kraemer

 

Carl Frederik Aagard (Odense 1833 - 1895 Copenhague), Vue sur le Mont Etna à travers les ruines du théâtre grec de Taormina (détail ), 1871. Huile sur toile. 100 x 72 cm.. Signé et daté en bas à droite. Galerie Frank Baulme Fine Arts, Paris © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, 8 novembre 2018. 
En 1852 à 19 ans,  Carl Frederik Aaagard est admis comme étudiant à l'Académie royale des Arts à Copenhague ; il devient l'élève du peintre paysagiste Peter Christian Skoovgaard qui aura sa vie durant une grande influence sur lui. Entre 1869 et 1870, Aagaard entreprend un voyage d'études à travers la Suisse, puis voyage en Italie qui le fascine par ses couleurs et la luminosité ; peintre danois il ne peut qu'être interloqué par la lumière de l’Italie du Sud. Dans cette peinture, se ressent toute son attirance pour l'emblématique Etna vue à travers la ruine sicilienne enfouie dans cette profusion végétale.
Ludovico Mazzanti (Rome 1686 - 1775 Viterbe), Le Triomphe de Neptune  (détail). Vers 1750. Huile sur toile. 48 x 33,5 cm.. Modello pour une voûte du palais Buonaccorsi de Rome. Exposition Dalle collezioni romane. Dipinti e arredi in dimore nobiliari e raccolte private, Rome, Palazzo Incontro, 28 janvier- 24 février 2008. Remerciements Galerie Franck Baulme Fine Arts, Paris © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, 8 novembre 2018. 

Dans ce Triomphe, le dieu des mers, installé dans un char doré et dont la forme évoque celle d’un coquillage, brandit son trident. Ses pieds reposent sur un triton soufflant dans un coquillage, pendant que deux chevaux marins entraînent le char en dehors de l’espace peint. La scène se déroule sous un ciel clair animé de quelques nuages, soufflés par des têtes de chérubins, personnifications des vents, selon une représentation chère au XVIIe siècle. Si le visage et le drapé du Neptune renvoient directement à l’art de Gaulli, tout comme l’appétence que Mazzanti montre ici pour les physionomies grotesques, la composition se présente telle une synthèse savante des leçons romaine et napolitaine. Cette toile, toute rococo, frappe par la qualité de sa palette, ainsi que par les raccourcis parfaitement maîtrisés de cet artiste. Il existe une note rédigée par celui-ci dans laquelle il décrit la décoration qu’il a réalisée au début des années 1750 sur la voûte du Palais Buonaccorsi à Rome. Celui-ci n'existe plus aujourd’hui, mais la description que le peintre fait de l’une des voûtes de l’appartement de Raimondo Buonaccorsi est suffisamment précise pour que le lien avec ce modello apparaisse distinctement. Le Palais Buonaccorsi fut détruit au cours du siècle dernier our l'aménagement les alentours de la place Argentine à Rome.

Georges Paul Leroux (Paris 1877 – 1957 Paris) Villa Borghese, Casino dell'Orologio (détail). Huile sur toile 150 x 120 cm.. Signé en bas à droite : Georges Leroux. Galerie Charvet, Paris © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, 8 novembre 2018. 

Georges Paul Leroux, élève de Merson et de Léon Bonnat (à quand la réouverture du musée Bonnat-Helleu à Bayonne ? www.lecurieuxdesarts.fr/2018/06/reouverture-du-musee-bonnat-helleu-a-bayonne-prevue-en-2021-un-don-et-deux) fut prix de Rome de peinture en 1906 et pensionnaire à la Villa Medici de 1907 à 1910. Il sera élu à l'Académie des beaux-Arts en 1932, succédant à Jean-Pierre Laurens. Son fauteuil est occupé aujourd'hui par Jean Cortot. L'oeuvre appartient à un ensemble de quatre paysages italiens (Villa Borghese, Villa Medici, Villa d'Este et le Forum), commandé Jules Laroche qui fut diplomate à l'ambassade de France à Rome de 1898 à 1913, avant de devenir ambassadeur de France à Varsovie, pour la décoration de la salle à manger de sa maison de Dinard. 

Georges Paul Leroux (Paris 1877 – 1957 Paris) Les jardins de la Villa Médicis, Rome, vers 1913. Huile sur toile 42 x 94,5 cm.. Cachet de l'atelier au dos. Provenance : atelier de l'artiste puis ses descendants. Remerciements Galerie Fabienne Fiacre, Paris

La galerie parisienne Fabienne Fiacre consacre son stand à cet artiste, présentation accompagnée d'un catalogue avec un ensemble inédit de tableaux issus de la collection des descendants de l'artiste. Peintre de grands compositions décoratives, Georges Leroux tenta au début du XXe siècle, avec Jean Dupas, Jean Despujols et Maurice Denis, de proposer une autre modernité d'inspiration résolument classique. Il décorera de nombreux paquebots. Madame Pierre Massenet, sa nièce, fit don à l’État en 1974 d’un important ensemble de peintures, partagé entre le musée national d'Art Moderne du Centre Pompidou (22 numéros) et les musées de Beauvais (13 tableaux), d’Autun, Brest, Chartres, Épinal, Pontoise et Vernon.

Pierre-Henri de Valenciennes (1750 – 1819), Vue présumée des environs de Nemi. Huile sur papier. 46,5 x 33 cm.. Galerie Charvet, Paris  © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, 8 novembre 2018. 

Gilles Kraemer

Fine Arts Paris Carrousel du Louvre - Paris -  7 au 11 novembre 2018    https://finearts-paris.com/
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