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Publié par Gilles Kraemer

École française. Attribué à François-André Vincent (Paris 1746 - Paris - 1816), Portrait d’homme au turban, circa 1770. Huile sur toile. H. 77,5 cm x  63,5 cm. Provenance : collection particulièrePerrin antiquaires- Paris © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, 15 septembre 2018, La Biennale Paris, Grand Palais.

Connu comme le rival de Jacques-Louis David (1748-1825), François-André Vincent est très apprécié de ses contemporains car, doué d’un talent varié, il aborde avec aisance la peinture d’histoire, le portrait, les scènes de genre, et même la caricature. Élève de son père le miniaturiste François-Elie Vincent (1708-1790), professeur à l’Académie de Saint-Luc puis d’Alexandre Roslin (1718-1793), Vincent poursuit sa formation dans l’atelier de Joseph Marie Vien et entre à l’Académie Royale où il remporte le premier prix de peinture en 1768 avec Germanicus apaise la sédition dans son camp (Paris, école des Beaux-Arts). Pendant son séjour à Rome de 1771 à 1774 à l'académie de France, sous la direction de Charles-Joseph Natoire il fera la connaissance de Jean-Honoré Fragonard. Cette rencontre est capitale dans l’art de Vincent et il est parfois difficile de distinguer la paternité de certaines œuvres de cette époque. De retour à Paris, en 1777 il est agréé à l’Académie avec Saint Jérôme dans le désert écoutant la trompette du Jugement dernier (Montpellier, musée Fabre).

Il s’impose comme l’un des chefs de file de l’école néoclassique, aux côtés de David et Jean-François Peyron. Il mène jusqu'au terme de sa vie une brillante carrière officielle, exposant à tous les Salons jusqu'en 1801, assumant les fonctions de professeur dès 1792 à l’Académie, ainsi qu’à l’École Polytechnique.

Époux de la portraitiste Adélaïde Labille-Guiard -1749 - 1803), il est élu à l'Académie des beaux-arts, section peinture en 1795.

Les musées des Beaux-Arts de Tours et Fabre de Montpellier s'étaient associés pour organiser la première exposition consacrée à François-André, à l'occasion de la publication du catalogue raisonné de son œuvre Vincent entre Fragonard et David par Jean-Pierre Cuzin. Tours du 18 octobre 2013 au 19 janvier 2014 et Montpellier du 8 février au 11 mai 2014

Plateau à motifs africains. Portugal, XVIe siècle. Cuivre doré et émaillé. Diamètre  25,8 cm.. Provenance : collection du duc de de Lafões et de JL, Lisbonne; Galerie São Roque, Lisbonne © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, 15 septembre 2018, La Biennale Paris, Grand Palais, Paris.

Rare plateau portugais de la fin du 16e siècle, gravé, repoussé et richement décoré de motifs. Témoignage du métissage de cultures et de l’art portugais à l’époque des grandes découvertes, le sujet est africain, mais le traitement formel est purement occidental, ayant au centre les armoiries royales portugaises.

On y trouve un cortège avec un haut dignitaire transporté dans un palanquin par des indigènes, des musiciens africains, des animaux et des offrandes, scènes séparées par des palmiers et des éléphants.

Stand de la galerie Jacques Lacoste, Paris,  dédié aux arts décoratifs entre 1930 et 1950. Œuvres de Fontana et de Arp, table de salle à manger de Marc du Plantier, vers 1940, paire de fauteuils "œuf" de Jean Royère © Le Curieux des arts Gilles Kraemer, 15 septembre 2018, La Biennale Paris, Grand Palais, Paris.

Gilles Kraemer

La Biennale Paris

8 - 16 septembre 2018

Grand Palais, Paris

www.labiennaleparis.com/

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