Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Gilles Kraemer

En 2016-2017, les musées Fabre de Montpellier, Orsay de Paris et National Gallery of Art de Washington, célébraient par une exposition commune : Frédéric Bazille (1840-1870), la jeunesse de l'impressionnisme cet artiste. Retour vers cette institution occitane et le musée Fabre, riche de 22 œuvres de ce peintre prématurément tué lors de la guerre franco-prussienne de 1870 alors qu'il n'avait pas encore vingt-neuf ans. Qui était Bazille dont Michel Hilaire, directeur du musée Fabre - l'un des commissaires de l'exposition de 2016-2017 - nous détaille sa redécouverte, celle d'un peintre "d'une famille provinciale appartenant à la haute société protestante de la ville" ?

Frédéric Bazille, Vue de village, 1868. Huile sur toile. 137,5 x 85,5 cm.. Signé et daté en bas à droite. Don en 1898 de Mme Gaston Bazille, mère de l'artiste, au musée Fabre, Montpellier © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, juin 2016.

Sur le mur de droite Frédéric Bazille, La Toilette, 1870. Huile sur toile. 130 x 128 cm.. Signé et daté en bas à gauche. Don en 1918 de Marc Bazille au musée Fabre, Montpellier © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, juin 2016, exposition Bazille au musée Fabre, Montpellier.

Son œuvre  peint eut pu rester du domaine privé, échappant totalement à l'histoire de l'art si sa mère n'avait offert à Montpellier, dès 1898, Vue de village (1868) et Nature morte au héron (1867). Lent resurgissement,  réhabilitation enclenchée par son frère Marc offrant aux institutions  nationales des tableaux, concrétisation par l'achat par l'État en 1909 du chef-d'œuvre La Réunion de famille, achats soutenus de la ville de Montpellier, expositions en France, en Europe et aux États-Unis. 
Le musée Fabre, avec ce peintre, est devenu un pôle de référence incontournable pour l'impressionnisme à ses débuts. Michel Schulman publia en 1995 le catalogue raisonné de son œuvre.
"Parcours d'une vie" revient sur ses débuts en peinture couplés à ses études en médecine, ses ateliers parisiens, ses séjours d'été au domaine familial de Méric, ses toiles refusées ou acceptées au Salon. En dialogue avec ses œuvres conservées au musée Fabre et dans d'autres institutions.  
Gilles Kraemer
 
Michel Hilaire. Les Bazille du musée Fabre. 96 pages. 60 illustrations. Éditions Gallimard. 2018. Prix 25 €.
 
À lire dans la même collection Gallimard. Les Soulages du musée Fabre de Pierre Encrevé. 96 pages. 70 illustrations. 2018. Prix 25 €. Réimpression mise à jour de l'édition de 2008.
Autour des 31 tableaux de Pierre Soulages du musée Fabre, donnés par Pierre et Colette Soulages à cette institution ou mis en dépôt par l'artiste dans ce musée. Cette institution conserve Peinture 162 x 129 cm, 14 avril 1979, toile historiquement essentielle. Il s'agit de la toute première œuvre où la peinture noire recouvre intégralement la surface. 
 
 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article