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Publié par Gilles Kraemer

Bruno Barbey © Académie des beaux-arts / J. Agnel.

Le 4 avril 2018, Bruno Barbey (né en 1941) - élu membre de l’Académie des beaux-arts le 13 avril 2016 - a été officiellement installé au sein de l’Académie par son confrère Alain Charles Perrot, membre de la section d’architecture.

Lucien Clergue (1934-2014), élu membre de l'Académie des Beaux-Arts, le 31 mai 2006, premier photographe de cette Section VIII - créé le 10 mai 2005 par décret -, fut installé le 10 octobre 2007 par son confrère Guy de Rougemont, membre de la section de peinture. 

Bruno Barbey © Académie des beaux-arts / J. Agnel.

L'Académie des beaux-arts bouge, l'ouverture de la vacance de fauteuils devient raisonnable. Succédant à Arnaud d'Hauterives, précédent secrétaire perpétuel d'octobre 1996 au 4 janvier 2017, la nomination de Laurent Petitgirard, élu perpétuel le 1er février 2017, y participe. Les nouveaux statuts de l’Académie, adoptés en 2015, fixent maintenant à 6 ans renouvelables le mandat du secrétaire perpétuel.

Patrick de Carolis, membre de la section de membres libres et Pierre Carron, membre de la section de peinture sont respectivement président et vice-président de l’Académie pour l’année 2018.

Les précédentes installations, en 2017, furent celles de Philippe Garel le 14 juin au fauteuil de Georges Rohner (1913-2000) qui défendit avec passion la peinture et le métier de peintre dans son discours d'installation, de Jean-Michel Wilmotte le 25 octobre au fauteuil de Michel Folliasson (1925-2011) et de Sebastião Salgado le 6 décembre au fauteuil de Lucien Clergue (1934-2014).

Yann Arthus-Bertrand, Bruno Barbey, Sebastião Salgado © Académie des beaux-arts / J. Agnel.

Extraits du discours prononcé par Monsieur Alain Charles Perrot, membre de la section d’architecture, pour l'installation de Bruno Barbey

Monsieur, Nous sommes dans les ruelles de la Médina de Fès. Un espace particulier à l’angle de plusieurs zaqaqs. Une porte La couleur vive des murs ocre jaune. L’ombre portée des voûtements qui abritent les lieux. Les passants qui déambulent. Vous êtes saisi tout à coup. Vous arrêtez là votre chemin et vous allez rester ainsi, plus de trois heures, totalement immobile, concevant votre œuvre comme un architecte peut le faire, en pleine création, réflexion, méditation. Vous attendez l’instant où la lumière, les couleurs, les passants composent précisément ce que vous avez perçu, voulu, prévu. C’est alors seulement que vous prenez la photo. [...] C’est cependant une photo, liée à la guerre du Koweït, qui est devenue une icône de votre travail, la plus publiée de la Guerre du Golfe. On y retrouve la couleur et ce décalage qui vous est cher entre le sujet au premier plan et le fond de la photo. A l’horizon, une vision apocalyptique des quatre cent cinquante puits de pétrole en feu, sabotés par Saddam Hussein. La terre brûle, le ciel est noir et au premier plan, sur un véhicule militaire arborant fièrement le drapeau américain, de jeunes marines déterminés et conquérants, semblent partir vers de nouveaux désastres... . 

Extraits du discours de Monsieur Bruno Barbey prononcé lors de son installation à l’Académie des beaux-arts

Lorsque j'ai débuté dans mon métier, l'argentique était encore en usage et, bien entendu le numérique non seulement n'existait pas, mais était inconcevable. Le progrès des différentes techniques utilisées par la photo ont eu notamment pour conséquence de mettre un appareil photo entre les mains d'un très grand nombre d'utilisateurs. [...] Si la photographie a conquis ses lettres de noblesse et une place éminente dans la cité, c'est aussi parce qu'elle a eu ses croyants, ses fidèles. Ils ont été et sont nombreux. Je choisis de rendre aujourd’hui un hommage particulier en mon nom et au nom de mes collègues qui les ont connus à deux de ces pionniers qui, par leur compétence et leur détermination ont contribué à imposer la photo dans la cité. Tout d'abord à Jean-Luc Monterosso... Je voudrais aussi rendre un hommage particulier à Robert Delpire, qui nous a quittés l’automne dernier. [...] Enfin, si la photo peut exprimer, instantanément, par sa composition ou sa mise en scène une émotion et la compréhension d’un événement, avec une puissance qu'aucune description littéraire ne peut égaler, elle peut aussi harmonieusement accompagner des textes ou des poèmes... . 

 

Au cours de sa séance plénière du mercredi 7 mars 2018, l’Académie des beaux-arts a déclaré ouverte la vacance à trois fauteuils, respectivement dans la section de peinture, gravure et créations artistiques dans le cinéma et l'audiovisuel. Il s’agit des fauteuils précédemment occupés par Chu Teh-Chun (1920-2014), René Quillivic (1925-2016) et Pierre Schoendoerffer (1928-2012).

 

La prochaine installation sera celle de Jean-Marc Bustamante (né en 1952), élu membre le 7 décembre 2016, au fauteuil de Zao Wou-Ki (1920-2013), section de peinture. Le directeur des Beaux-Arts de Paris, depuis septembre 2015, n'aura que deux rues à traverser pour s'asseoir dans le fauteuil X, qui fut en premier celui de... Louis David, puis d'Horace Vernet et... d'Alexandre Cabanel. Prestigieux prédécesseurs. Henri Loyrette, élu en décembre 1997 dans la section des membres libres, procédera à son installation. Deux discours à écouter avec une très grande attention. Rendez-vous mercredi 23 mai 2018, sous la Coupole.

Astrid de La Forest (née en 1962), élue membre le 1 juin 2016 au fauteuil de Louis-René Berge (1927-2013), dans la section de gravure, sera installée par Erik Desmazières, membre de la section de gravure, mercredi 27 juin 2018.

lecurieuxdesarts.over-blog.com/2016/06/astrid-de-la-forest-elue-a-l-academie-des-beaux-arts.html.

www.academiedesbeauxarts.fr/membres/fiche.php?id=60

 

Gilles Kraemer

Philippe Garel © photo Le Curieux des arts Gilles Kraemer, 14 juin 2017

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