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Affiche de l'exposition Max Beckmann in New York, Metropolitan Museum of Art, représentant son Autoportrait à la veste bleue, 1950 © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, novembre 2016, New York, Metropolitan Museum of Art.

Fin décembre 1950, habitant dans l'Upper West Side de New York, Max Beckmann (né en 1884 à Leipzig) se rend au Metropolitan Museum of Art pour y voir son Autoportrait à la veste bleue (1950) présenté à l'exposition American Painting Today. Au cours de ce trajet, à l'angle de la 69e rue et de Central Park, il ressentit une douleur cardiaque qui lui sera fatale.

Max Beckmann in New York © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, novembre 2016, New York, Metropolitan Museum of Art.

Cette disparition tragique, à l'âge de 66 ans, a inspiré cette exposition Max Beckmann in New York, consacrée à son séjour étasunien et à ses peintures des années 1920 à 1950, conservées dans des collections new yorkaises. Il était nullement inconnu aux États Unis, les marchands allemands J. B. Neumann et Kurt Valentin défendaient son travail. depuis 20 ans. Alfred H. Barr, alors directeur du Museum of Modern Art de 1929 à 1943, concevra avec Neumann l'exposition German Painting and Sculpture en 1931 au MoMA; huit peintures de Beckmann, de 1921 à 1929, y furent présentées. De nombreuses œuvres, acquises par des collectionneurs new yorkais, sont présentées aujourd'hui dans les six salles de cette exposition du Met.

Cartes postales de deux œuvres de Max Beckmann. À gauche Autoportrait sur fond jaune à la cigarette, 1923. Huile sur toile, 60.3 × 40.3 cm. Museum of Modern Art, New York. Gift of Dr. and Mrs. F. H. Hirschland, 1956. J. B. Neumann, le marchand new yorkais de Beckmann vendit cette toile, dans les anneés 1930 à F. Hirschland, d'origine allemande // À droite Autoportrait à la veste bleue, 1950. Huile sur toile, 140 × 91.4 cm. Saint Louis Art Museum © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, novembre 2016, New York, Metropolitan Museum of Art

Section des autoportraits des années 1920 à 1950. Sujet préféré, il se portraitura près de 80 fois. Sept peintures, allant de sa période des années 20 à Francfort, ses dix ans à Amsterdam jusqu'à son arrivée aux États Unis en 1947, à celles de ses derniers mois new yorkais, de sept 1949 à décembre 1950, sont présentées. De Autoportrait au chapeau blanc (1926, collection privée, New York) à Autoportrait à la veste bleue (1950, Saint Louis Art Museum).

Section de la période allemande. Son installation à Francfort dans les années 1920 coïncide avec ses succès et ses peintures iconiques dont le Bateau (1926, collection Richard L. Feigen, New York) lors de cette période de la république de Weimar (1919-1933) durant lasquelle il enseignait à l'école des Beaux-Arts de cette ville. Les musées allemands acquièrent ses œuvres, il participe à des expositions nationales et internationales. 1933 et l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir le catégorisent peintre dégénéré, ses œuvres sont décrochées des musées en 1937. Après avoir vécu à Berlin de 1933 à 1937, il part pour Amsterdam et ne reviendra plus dans sa patrie.

Amsterdam 1937 à 1947. Ses deux deux premières années amsterdamoises - Quappi à la fourrure blanche, 1937, collection privée New York -, il les considérait comme une période temporaire avant son départ pour Paris - où il avait un appartement - puis vers les États Unis. Le début des hostilités à l'été 1939 l'oblige à rester à Amsterdam où il résidera.

Le séjour étasunien, à Saint Louis puis New York, de 1947 à 1950. Refusant après le conflit de retourner vivre en Allemagne, il arrive à Saint Louis en septembre 1947; il y enseignera à la Washington University - Quappy en gris, 1948, collection privée New York -. En septembre 1949, il s'installe à New York, Manhattan, où il retrouve une ambiance berlinoise, fréquentant les bars du San Regis et du Plaza Hotel. Il y enseigne à la Brooklyn Museum Art School.

 

Max Beckmann (German, Leipzig 1884–1950 New York), Falling Man, 1950. Oil on canvas. 55 1/2 × 35 in. (141 × 88.9 cm). Frame: 62 1/4 × 41 1/4 × 2 3/4 in. (158.1 × 104.8 × 7 cm). National Gallery of Art, Washington, Gift of Mrs. Max Beckmann. SL.9.2016.13.1 © 2016 Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn. Tableau d'une réalité étonnante ! Comment ne pas songer, aux attentats terroristes new yorkais du 11 Septembre et aux personnes se tuant en sautant des deux tours jumelles, en voyant cet homme tomber.

Enfer et autres lieux. Il aimait le mythique et le contemporain comme ceci est montré à travers quatre grands formats dont l'un fut peint à Paris en 1938 et les trois autres à New York en 1950 - La ville-La ville la nuit, Saint Louis Art Museum -. Dans ses allégories de l'enfer, de gigantesques et sataniques oiseaux, hauts en couleurs, torturent des humains. Comme un rappel des dangers nocturnes new yorkais avec une caverne éclairé aux néons et des êtres humains et non humains.

Les villes et les muses. Beckmann peignit ces quatre vues de Berlin, Amsterdam et New York entre 1934 et 1950. Les femmes sont dévêtues, voluptueuses et érotiques. La seule exception est la joueuse de bandgo de Vaudeville Act, commencé à Berlin en 1934, terminé à Amsterdam en 1937, inspirée de son épouse Quappi.

Paysages, villes et intérieurs. Choix de l'atelier, du parc, de la forêts, de San Francisco, de l'usine chimique, de la Vitrine d'un opticien de Lwer East Side (1950).

Gilles Kraemer (déplacement et séjour à titre strictement personnel à New York)

Antoine Prodhomme pour la traduction

Max Beckmann in New York

19 octobre 2016 - 20 février 2016  //  19 octobre 2016– 20 février 2017

The Metropolitan Museum of Art - New York - The Met Fifth Avenue, Gallery 199

Internet metmuseum.org

Commissariat de Sabine Rewald, the Jacques and Natasha Gelman Curator for Modern Art in the Department of Modern and Contemporary Art at The Metropolitan Museum of Art, assistée de Michele Wijegoonaratna, Research Associate in the Department of Modern and Contemporary Art. It features 14 paintings that Beckmann created while living in New York from 1949 to 1950, as well as 25 works, dating from 1920 to 1948, from New York collections. The exhibition is made possible by The Isaacson-Draper Foundation. It is supported by an Indemnity from the Federal Council on the Arts and the Humanities.

Catalogue publié par The Metropolitan Museum of Art, vendu 45 $. Consulté sur place mais non acheté.

Remerciements service presse du Metropolitan Museum of Art - New York.

Tag(s) : #Brèves de New York

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