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Eugène Alluaud, Paysage de Creuse, avant 1913. Huile sur toile, 120,5 x 103 cm.. Musée d'art et d'archéologie de Guéret, FNAC 7623 © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse de l'exposition Eugène Alluaud, musée de la Vallée de la Creuse, Éguzon, juin 2016

Les peintres de l'École de Crozant, peintres de la vallée de la Creuse ne se doivent de rougir devant ceux de l'École de Pont-Aven ! 

Claude Monet, séjournant à Fresselines en 1889, inaugure sa première "série" avec des vues du confluent de la Petite et de la Grande Creuse alors que Les Meules, Les Peupliers ou Les Cathédrales sont toujours évoqués. Elle sera présentée chez Georges Petit. Le sait-on suffisamment ? En 1909 l'arrivée tonitruante et remarquée de Francis Picabia à Crozant, au volant de sa voiture de course, révolutionne quelque peu cette bourgade; encore plus la vision de ce site qu'il retranscrira en cubes, tout en évitant soigneusement de rencontrer Armand Guillaumin. Peur d'une confrontation avec lui ? Ce séjour de Picabia en Creuse, le connaît-on ? Jean-Marc Ferrer, le commissaire de l'exposition qu'il consacre à Eugène Alluaud (1866-1947) à Éguzon, va jusqu'à dire : "Picabia vient tuer ici le paysage, en étant au bord de l'abstraction. C'est l'arrivée fracassante de l'art moderne qui déplace le paysage et bientôt, l'on n'aura plus besoin du motif.". Crozant, Fresselines, l'École de Crozant ou plus précisement l'École de la vallée de la Creuse, des lieux bien oubliés mais qui revivent depuis 1991 date de la publication de L'École de Crozant. Les peintres de la Creuse et de Gargilesse 1850-1950 de Christophe Rameix. Des lieux et des jalons qui marquèrent l'Histoire de l'art. Enfin reconnus. 

 

Jean-Marc Ferrer (à gauche), lors de la présentation de l'exposition © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse de l'exposition Eugène Alluaud, musée de la Vallée de la Creuse, Éguzon, juin 2016

Moins célèbre que ses deux illustres contemporains qui ne séjournèrent que peu de temps dans la vallée de la Creuse, Eugène Alluaud n'en demeure pas moins important dans cette École comme l'évoque la scientifique exposition d'Éguzon, la première rétrospective qui lui est consacrée. Le lieu est un peu ingrat mais l'accrochage toute en subtilité permet d'oublier ceci. En 80 numéros (peintures, dessins, photographies, porcelaines, émail, affiche) - 80% des 62 tableaux étant inédits -, elle démontre la puissance de celui qui fréquenta les ateliers de William Bouguereau et de Tony Robert-Fleury à l'académie Julian en 1889, de celui que l'on assimile d'une façon réductrice à un suiveur de Guillaumin, l'omnipotent Maître de la Vallée, dont il fit la connaissance en 1893.

Issu d'une famillle de porcelainiers et d'amateurs d'art - un père collectionneur de Camille Corot -, très curieux de la photographie qu'il pratique assidument et dont il exposa des tirages, dirigeant une fabrique de porcelaine par deux fois, directeur des décors de la manufacture Haviland et Cie - c'est la première fois que cette facette est présentée -, concepteur d'une affiche touristique pour la Creuse et le chemin de fer d'Orléans (1912), défenseur du camping, c'est "un passeur d'art" selon la formule de Jean-Marc Ferrer, pour celui qui se caractérisait ainsi : "Au fond si j'ai une âme de peintre, je suis né céramiste". Il exposa chez Siegfried Bing en 1895, chez Durand-Ruel dès 1902, de nombreuses fois au Salon d'automne ou à celui des indépendants, dans les salons de Guéret et de Limoges.

Eugène Alluaud, Jeune berger, 1890. Huile sur toile, 125 x 200 cm.. Collection particulière © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse de l'exposition Eugène Alluaud, musée de la Vallée de la Creuse, Éguzon, juin 2016

Impressionniste, il utilise un thème cher à ce mouvement, celui du paysage urbain, un aspect moins connu dans son œuvre peint : Le champ de Juillet ou La gare des Bénédictins à Limoges si reconnaissable à son beffroi. Tel Camille Pissaro 15 ans plus tôt, il adopte le même point de vue depuis une des chambres de l'Hôtel du Louvre, fixant en des effets de jour et de nuit (toile présentée ici) la Place du Théâtre-Français et avenue de l'Opéra (1913). Crozant, la vallée de la Creuse, il en est le chantre comme Guillaumin. Ce natif de la Haute-Vienne y séjournera dès 1887, y louera une maison puis s'y fera construire la villa La Roca, cadre de nombreuses fêtes. Il décède à Crozant en 1947. Nous accueillant, Jeune berger (1890) telle une œuvre pour salon vues ses grandes dimensions, nimbée d'académisme, figure un jeune berger, de profil, sur les hauteurs d'une vallée encaissée, vraisemblablement celle de la Creuse. Comment ne pas y évoquer l'un des poèmes de Maurice Rollinat que le jeune peintre rencontre cette même année et qu'il photographiera chez lui à Fresselines vers 1898-1902 ?

 

Eugène Alluaud, Le Gouffre, vers 1923-1924. Huile sur toile, 91 x 72,5 cm.. Collection particulière © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse de l'exposition Eugène Alluaud, musée de la Vallée de la Creuse, Éguzon, juin 2016

Il voyage, peint en Italie : Coin de mer au cap de Sorrente (vers1832-1893), dans les Pyrénées où il se rendra très souvent à une époque où le pyrénéisme est à la mode, à Agay lieu également fréquenté par Guillaumin, dans une vision fauve de ce bord de mer varois. Mais, c'est sur la Creuse que cette exposition s'attarde magnifiquement. Tout y est, les cadrages, la recherche des effets produits par la lumière, les cours d'eau, la roche granitique, la parcellarité du ciel, les atmosphères, la palette dont sourdent les vert et parme. A retenir ? Paysage en Creuse [Crozant] avant 1913, dans lequel le ciel occupe pour une fois une part si importante. La Roche du confluent, avant 1913, toute en minéralité. Le Gouffre, vers 1923-1924, couvert d'éloges au Salon d'auomne de 1924, huile percutante par l'absence du ciel induisant la négation de la perspective et le tremblement des repères. Une reconnaissance méritée d'Alluaud dont Jean-Marc Ferrer est l'heureux maître d'œuvre.  

Alfred Smith, La Sédelle en octobre à Crozant, vers 1923. Huile sur toile, 82 x 99,5 cm.. Musée d'art et d'archéologie de Guéret, 2008.0.205 © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse de l'exposition Alfred Smith, musée d'art et d'archéologie de Guéret, juin 2016

Entre le musée de Guéret et Alfred Smith, le bordelais, il y a comme une connivence. Ce dernier fera don au musée de la ville en 1923 d'une Sédelle en octobre à Crozant qu'il vient d'exposer la même année au Salon des Tuileries à Paris. Son neveu, après la mort de son oncle, offrira à la cité creusoise, deux œuvres graphiques représentant la vallée. 

Alfred Smith, Place de la Concorde, 1893. Huile sur toile, 200,8 x 147, 6 cm.. Musée d'Art et d'Histoire de Cognac, 914.16 // Au fond, La Plage, 1888. Huile sur toile,  76 x 87 cm.. Collection particulière © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse de l'exposition Alfred Smith, musée d'art et d'archéologie de Guéret, juin 2016

Alfred Smith (1854-1936), après des débuts dans une banque, préférant devenir peintre, intégre les ateliers des pleinairistes de sa ville Hippolyte Pradelles, Léonce Chabry et Amédée Baudit. Il expose dès 1876 au Salon de la Société des Amis des Arts de Bodeaux, salon auprès duquel il restera fidèle toute sa vie. Très vite il est connu, vend bien, les critiques sont dithyrambiques à son égard, il est dans son temps. Place de la Concorde (1893) réunit tous les ingrédients : lieu connu de tous, Paris, les passants, l'image de la Parisienne. C'est à l'hiver 1896-1897 qu'il se rend pour la première fois à Venise, ville où il séjournera de nombreuses fois. Là aussi il plait, le roi des Belges lui achète une vue de la Sérénissime en 1901. Que dire de ses toiles vénitiennes ? Un vision si touristique de la Piazetta, une gondole trop importante qui n'a pas le charme de celle de Manet, un rio sans vie. Des instantanés bien convenus de la ville mais.. avec la lumière, une eau qui bouge, des reflets. Dommage. 

Alfred Smith, Crozant, Soleil d'hiver, vers 1915. Huile sur toile, 63 x 79 cm.. Collection particulière. Ce tableau fut exposé à San Francisco en 1915 © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse de l'exposition Alfred Smith, musée d'art et d'archéologie de Guéret, juin 2016

La rupture survient  en 1912. Il a 58 ans. Eugène Alluaud et Paul Madeline avec lesquels il participe cette année à l'Exposition de la Société moderne à la galerie Durand-Ruel l'incitent à se rendre en Creuse. C'est le voyage de Crozant, renouvelé annuellement, y séjournant plusieurs mois, se consacrant exclusivement à ce lieu. C'est ce que révèle cette exposition chronothématique, d'une cinquantaine d'oeuvres, l'accent étant mis sur ses années de maturité, "ce coup de cœur pour ce paysage âpre" comme le souligne Charlotte Guinois, la jeune directrice du musée guérétois. Comme sa consœur Anne Liénard du musée de Limoges, elle est de la promotion Rose Valland de l'INET. "Cette période de Crozant étant peu étudiée jusqu'à présent, cette exposition explicite le virage qui s'est opéré en lui en découvrant la Creuse". Tous ses envois dans les différents salons seront, à d'infimes exceptions, des paysages de la région crozantaise avec l'acmé de sa rétrospective à la galerie parisienne Rotgé, à un an de son décès : 32 paysages de Crozant sur 35 peintures. Bordelais de naissance, il devenait Crozantais d'adoption.

Vue de l'exposition Alfred Smith dont La Sédelle en octobre à Crozant, vers 1923 à gauche © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse de l'exposition Alfred Smith, musée d'art et d'archéologie de Guéret, juin 2016

Sa palette s'éclaircit, se contraste de couleurs, il y mêle du pastel gras et sec. Sa touche devient présente, il travaille par aplats, les couleurs très fortes se répondent. Il use de vert dont les critiques louent l'acidité, du mauve des bruyères, des bleux des reflets des eaux. Le mur présentant quatre toiles explicite bien le tournant de cet avant à cet après Crozant. La Sédelle en octobre à Crozant, Les ruines de Crozant, Vallée de la Sédelle (automne) et Moulin de la Folie remplacent tous discours; la réunion de ces quatre huiles est un émerveillement dans l'affirmation de l'importance de Smith dans l'École de Crozant..

N'oubliez pas, avant de quitter ce musée de visiter la salle d'histoire naturelle. Identique à celle que j'ai connue en 1967, si ce n'est un coup de peinture. Endroit extraordinaire, emplie de poésie, créé à un moment où ce musée était un lieu de pédagogie et pluridisciplinaire. Un bel endroit fonctionnant avec un budget annuel d'acquisition et de restauration de... 15 000 euros. Heureusement qu'il bénéficie de dépôts dont le splendide, un des meilleurs Guillaumin selon moi, Le Moulin Bouchardon (1905) qui fut longtemps en dépôt au musée Pissaro à Pontoise. 

Gilles Kraemer (voyage de presse)

http://www.lecurieuxdesarts.fr/2016/07/la-vallee-de-la-creuse-vallee-des-peintres-charles-bichet-et-allan-osterling-eugene-alluaud-et-alfred-smith-entre-berry-et-limousin

Salle d'histoire naturelle. Musée d'art et d'archéologie de Guéret © photographie Le Curieux des arts Gilles Kraemer, juin 2016

Eugène Alluaud (1866-1947). Le passeur d'arts, peintures, photographies et arts du feu

28 mai - 25 septembre 2016

Musée de la vallée de la Creuse, 36270 Éguzon

Commissariat de Jean-Marc Ferrer assisté de Carine Tschudi

+33 (0)2 54 47 47 75 et musees.regioncentre.fr/les-musees/musee-de-la-vallee-de-la-creuse

Alfred Smith (1854-1936). Le triomphe de la nature

10 juin - 18 septembre 2016

Musée d'Art et d'archéologie, 23000 Guéret

Commissariat de Charlotte Guinois et Florian Marty. Avec le concours de Christophe Rameix

+33 (0)5 55 52 37 98 et www.ville-gueret.fr/

Internet www.valleedespeintres.com

Catalogue commun aux quatre expositions, entre Berry et Limousin, de La Châtre à Limoges, d'Éguzon à Guéret. La Creuse. Une vallée-atelier. Itinérances artistiques. Allan Österlind, Charles Bichet, Eugène Alluaud, Alfred Smith. Pour chaque artiste, texte de présentation, chronologie et quelques photograhies des œuvres exposées. Remarquablement édité par Les ardents éditeurs, Limoges. 208 pages. Prix 24 euros.

La photographie de la vallée de la Creuse au temps des impressionnistes (1875-1920) en 150 images ou les sites peints. Texte de Jean-Marc Ferrer. 166 pages. Éditions Les Ardents éditeurs, Limoges. 30 euros. Internet www.lesardentsediteurs.com/

Charles Bichet (1863-1929). Volume, lumière, couleur

3 juin - 19 septembre 2016

Musée des Beaux-Arts, 87000 Limoges

Commissariat d'Anne Liénard assistée d'Anne-Claire Garbe

+33 (0)5 55 45 98 10 et www.museebal.fr/

Allan Österlind (1855-1938). De la Suède aux rives de La Creuse

7 mai - 2 octobre 2016

Musée George Sand, château d'Ars à Lourouer-Saint-Laurent, à quelques kilomètres de La Châtre - 36400

Commissariat d'Annick Dussaul, Vanessa Weinling & Vibeke Röstorp

+ 33 (0)2 54 48 36 79 et www.lachatre.fr/

Et aussi La belle leçon de peinture de Monsieur Hareux, la première rétrospective à l'occasion du 170e anniversaire de sa naissance (1846-1909). 25 juin 2016- 18 juin 2017. Commissariat de Philippe Gayet. Centre d'interprétation du patrimoine Hôtel Lépinat à Crozant - 23160. Internet .www.sites-valleedespeintres.com/page2.html

Quand, enfin, une rétrospective Armand Guillaumin à Paris ? Faudra-t-il attendre 2017, le centenaire de sa mort ? Dernières rétrospectives en 1995 à Clermont-Ferrand, en 1996 à Cologne et Lausanne, en 1997 à Belford, en 2003 à Chatou et en 2003-2004 à Turin. Gilles Kraemer, Catalogue raisonné de l'oeuvre gravé et lithographié de Jean-Baptiste Armand Guillaumin paru au moment de l'exposition Guillaumin à Clermont-Ferrand, 17 février-10 juin 1995. Catalogues actualisées accompagnant les expositions de 1996, 1997 et 2003. 

Deux endroits sympathiques pour s'arrêter

L'auberge de la vallée de la Creuse à Crozant, après avoir visité les ruines, s'être rendu au Rocher de la fileuse et descendu vers le moulin de la Folie. Internet www.laubergedelavallee.fr/

Entre Crozant, Guéret et Limoges, chambres et table d'hôtes au Domaine de la Jarrige à Saint-Vaury - 23320. Chaleureux accueil de Yolande et Marc. Internet www.domainedelajarrige.fr/

Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016
Vues des expositions Alfred Smith  &  Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret  &  Éguzon, juin 2016

Vues des expositions Alfred Smith & Eugène Alluaud © photographies Le Curieux des arts Gilles Kraemer, visite presse des exposition à Guéret & Éguzon, juin 2016

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